Guillaume Meurice sera fixé sur son sort le 4 juin au plus tôt

L'animateur radio, écrivain et humoriste Guillaume Meurice, le 13 mars 2024 à Paris (JOEL SAGET)
L'animateur radio, écrivain et humoriste Guillaume Meurice, le 13 mars 2024 à Paris (JOEL SAGET)

L'humoriste de France Inter Guillaume Meurice, suspendu depuis début mai dans l'attente d'un possible licenciement, sera fixé mardi au plus tôt sur son sort, a-t-on appris auprès du syndicat Sud à l'issue d'une commission de discipline jeudi.

"Coucou LCI, vous ne chercheriez pas un chroniqueur par hasard?", a tweeté l'intéressé, après l'annonce par la chaîne d'info d'une interview de Benjamin Netanyahu dans la soirée.

Guillaume Meurice a été écarté de l'antenne de la radio le 2 mai, quatre jours après avoir réitéré ses propos polémiques sur le Premier ministre israélien tenus fin octobre.

Il l'avait comparé à une "sorte de nazi mais sans prépuce", ce qui lui avait valu des accusations d'antisémitisme et une plainte, récemment classée sans suite.

L'humoriste a eu le 16 mai un entretien préalable avec les ressources humaines de Radio France, avant cette commission de discipline, à laquelle ont participé plusieurs représentants syndicaux.

Guillaume Meurice, membre de Sud, était accompagné par son syndicat.

"La direction maintient ses griefs. Nous avons poursuivi nos arguments qui visent à rappeler que Guillaume Meurice a fait son travail d'humoriste à l'antenne et à défendre qu'il n'a pas manqué de loyauté envers Radio France ni n'a cherché à instrumentaliser l'antenne à des fins personnelles", ce qui lui est reproché, a précisé une participante à l'AFP.

Aucune décision définitive de sanction ne peut être notifiée moins de deux jours ouvrables après la tenue de la commission, soit mardi au plus tôt.

Une grève contre la suspension de Guillaume Meurice avait empêché dimanche 12 mai la diffusion de l'émission de Charline Vanhoenacker, dont il fait partie, et perturbé les programmes de cette station durant la journée.

Les syndicats de Radio France et la rédaction de France Inter ont demandé la semaine dernière à leur direction de renoncer "à une décision de licenciement" de Guillaume Meurice, estimant que cela "créerait un précédent grave" pour "la liberté d'expression".

reb/ac/pel/fan