Guillaume Meurice sur France Inter : Adèle Van Reeth partage « le malaise » après ses mots sur Netanyahu

La directrice de Radio France se désolidarise des propos tenus dans une chronique par l’humoriste sur Benyamin Netanyahu, comparé à « une sorte de nazi sans prépuce ».

« Une limite a été franchie ». Vivement critiqué depuis la diffusion d’une chronique dans Grand Dimanche Soir sur France Inter, où il comparait le Premier Ministre israélien Benyamin Netanyahou à « une sorte de nazi, mais sans prépuce », Guillaume Meurice a été rappelé à l’ordre par la patronne de la radio publique ce mardi 31 octobre.

Guillaume Meurice sur France Inter : indignations après sa chronique sur Netanyahou « sorte de nazi sans prépuce »

Après l’indignation suscitée par cette chronique diffusée dimanche 29 octobre, la Directrice de France Inter, Adèle Van Reeth s’est fendue d’un communiqué adressé aux auditeurs pour revenir sur la polémique provoquée par les mots de Guillaume Meurice. Un communiqué partagé par la médiatrice de Radio France après que « de nombreux auditeurs mécontents ont écrit » pour se plaindre.

Dès les premiers mots, Adèle Van Reeth a souhaité prendre ses distances avec l’humoriste au ton irrévérencieux. « Je rejoins le malaise que vous avez été nombreux à exprimer », a d’abord exprimé la patronne de France Inter. Et selon elle, « une limite a été franchie : non pas celle du droit, qu’il reste à établir, mais celle du respect et de la dignité », écrit-elle pour se désolidariser des propos tenus par l’humoriste dans l’émission de Charline Vanhoenacker. « Si je suis garante de la liberté d’expression sur France Inter, je le suis aussi des propos qui s’y tiennent », ajoute-t-elle, avant de préciser l’avoir « rappelé aujourd’hui à Guillaume Meurice ».

Tout en souhaitant respecter la liberté d’expression dont jouit Guillaume Meurice sur son antenne, Adèle Van Reeth estime que « qualifier n’importe quel représentant politique de ’nazi’ est une outrance dont le caractère comique peut être, en temps normal, questionné ». Mais le fait qu’il s’agisse d’un « représentant (...) juif, à la tête d’un État juif, dont les habitants viennent de subir une attaque terroriste ayant assassiné plus d’un millier d’entre eux est encore plus discutable ».

Pour ces raisons, Adèle Van Reeth estime que les propos de Guillaume Meurice ne représentent « en aucune façon » le « travail quotidien de la rédaction de France Inter » sur le conflit israélo-palestinien et « la ligne éditoriale de la chaîne qui lutte contre l’antisémitisme, le racisme et toutes les formes de discrimination ».

Saisine de l’ARCOM

Une nouvelle critique sur le fond et la forme contre Guillaume Meurice, alors que l’humoriste et écrivain a été attaqué de toute part dans le contexte de la guerre entre Israël et le Hamas. Sa chronique dont le sujet portait principalement sur Halloween a d’ores et déjà fait l’objet d’un signalement auprès de l’Arcom (ex-CSA) depuis mardi 31 octobre, précisant qu’elle « instruira cette séquence qui lui a été signalée. »

Quant au principal intéressé, il n’a pas répondu directement aux critiques et à l’émotion provoquée par sa chronique. Mais il semblerait que Guillaume Meurice ne soit pas vraiment enclin à s’excuser pour sa chronique humoristique. Pour le prouver, il a partagé sur ses réseaux sociaux un lien vers un documentaire sur Georges Brassens en citant quelques paroles de la chanson Mauvaise réputation, avant de relayer une Une de Charlie Hebdo sur l’invention de l’humour. Le tout accompagné du message « Je suis Charlie », en référence à la liberté d’expression et au droit à l’humour.

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