Guerre en Ukraine : le “Washington Post” ouvre une plateforme de vidéos authentifiées

CAPTURE D'ECRAN / WASHINGTON POST

Depuis le début de la vaste offensive russe sur le territoire ukrainien, le 24 février, d’innombrables vidéos, photos et témoignages circulent sur les réseaux sociaux et dans les médias internationaux, montrant l’ampleur des destructions et les conséquences désastreuses de ce conflit sur les populations civiles. Le Washington Post a mis en ligne une base de données sur laquelle ses journalistes ont compilé des centaines de vidéos authentifiées, après avoir enquêté sur leurs sources, en vérifiant leurs dates et géolocalisations.

Alors que de fortes suspicions de crimes de guerre pèsent sur le conflit, ces images sont des données sensibles, une intense guerre de l’information faisant rage entre les belligérants, et la Russie accusant le gouvernement ukrainien de mentir voire d’être responsables des atrocités qu’elle nie avoir commises. À l’ère des deepfakes et des photomontages, de nombreuses images présentées comme des preuves incontestables sont démenties par des journalistes spécialisés, au terme d’un scrupuleux travail de vérification.

La routine des bombardements

Quelque 231 vidéos sont d’ores et déjà disponibles sur la plateforme ouverte par le quotidien américain. Ces images sont classées par dates et par lieux. Elles répertorient les destructions matérielles, les dégâts sur les hôpitaux, cliniques ou maternités, les vidéos filmées par les civils pris dans la “routine des bombardements”, et enfin le siège de Marioupol. Elles continueront d’être enrichies dans les prochains jours.

Les journalistes du Washington Post ont utilisé des méthodes croisant imagerie satellite, analyse du son et enquête sur l’origine des vidéos. Celles-ci ont souvent été enregistrées par des parties prenantes du conflit, dont certaines entourées de polémiques, comme les membres du groupe armé nationaliste ukrainien Azov. Cela ne remet pas en cause l’authenticité et la valeur de témoignage de ces images passées au crible par les “fact-checkers” américains, en pointe dans le domaine de la vérification d’information.

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