Guerre en Ukraine: des tirs signalés des deux côtés du front, malgré la trêve décrétée par la Russie

Un homme transporte ses affaires en quittant un immeuble endommagé à Chasov Yar, en Ukraine, le 5 janvier 2023 - Dimitar DILKOFF / AFP
Un homme transporte ses affaires en quittant un immeuble endommagé à Chasov Yar, en Ukraine, le 5 janvier 2023 - Dimitar DILKOFF / AFP

Des frappes ont été signalées dans la région de Bakhmout et de Kramatorsk en Ukraine ce vendredi, malgré le début théorique de la trêve décrétée unilatéralement par Vladimir Poutine à l'occasion du Noël orthodoxe. L'armée russe assure pour sa part respecter la trêve et accuse l'Ukraine d'être seule responsable des bombardements.

Des tirs d'artillerie ont été constatés par des journalistes de l'AFP côté russe et côté ukrainien à Bakhmout, épicentre des combats dans l'est de l'Ukraine, dans la matinée. Des frappes russes ont également touché à deux reprises la ville de Kramatorsk, dans l'est de l'Ukraine.

"Les occupants ont frappé la ville avec des roquettes à deux reprises. Un immeuble résidentiel privé a été touché. Selon les informations préliminaires, il n'y a pas de victimes", a indiqué Kyrylo Tymochenko sur Telegram.

Pavlo Diatchenko, un policier de Bakhmout, a assuré que la trêve était une "provocation" russe qui n'aiderait pas les civils de la ville. "Ils sont bombardés jour et nuit et quasiment chaque jour, il y a des personnes tuées", dit-il.

La Russie assure respecter la trêve

La trêve aura été de courte durée. Elle devait débuter à 10h, heure française, ce vendredi et s'achever samedi à 22h heure française, alors que les orthodoxes célèbrent actuellement Noël. Il devait s'agir du premier cessez-le-feu depuis le début du conflit débuté en février dernier.

"Malgré le respect du régime de cessez-le-feu par les troupes russes (...) le régime de Kiev a continué à bombarder les villes et les positions russes", assure cependant de son côté le ministère russe de la Défense dans son rapport quotidien.

La trêve avait été décrétée jeudi par Vladimir Poutine, après un appel du patriarche orthodoxe russe Kirill et une proposition du chef de l'État turc Recep Tayyip Erdogan.

L'Ukraine avait cependant accueilli cette annonce en balayant cette initiative comme un "acte de propagande". Le président Volodymyr Zelensky avait dénoncé une "excuse dans le but d'au moins arrêter l'avancée de nos troupes dans le Donbass et d'apporter équipements, munitions, et rapprocher des hommes de nos positions".

Ce cessez-le-feu "ne fera rien pour faire avancer les perspectives de paix", a réagi le ministre britannique des Affaires étrangères James Cleverly, en réclamant un retrait définitif des forces russes. Une telle trêve n'apportera "ni liberté ni sécurité" en Ukraine, a abondé la diplomatie allemande.

Article original publié sur BFMTV.com