Guerre en Ukraine: une taupe de la CIA au Kremlin? "Poutine est obligé de penser qu'il y en a une"

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Vladimir Poutine en conseil des ministres le 10 mars 2022 - AFP
Vladimir Poutine en conseil des ministres le 10 mars 2022 - AFP

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La guerre en Ukraine a mis en lumière le rôle important que les espions peuvent avoir lors d'un conflit, notamment pour obtenir des renseignements dans le camp ennemi. Et depuis le 24 février, une crainte met en alerte tous les états-majors en Russie: y a-t-il une "taupe" au sein d'un des services?

Car côté américain, la Maison-Blanche met souvent en avant la qualité des renseignements fournis par ses agences, dont la CIA. Invité sur BFMTV, Rémi Kauffer, historien et journaliste spécialiste du renseignement et des services secrets, "Poutine est obligé de penser qu'il y a une taupe dans son entourage."

"C'est lié à la logique de son régime qui est fondamentalement parano", explique le journaliste. "Il y a forcément une taupe puisque les Américains ont prévenu les intentions de l'adversaire (le déroulé de l'invasion en Ukraine, ndlr), ce qui est le plus difficile à faire."

"Il est certain que les Américains observent ce qui se passe en Russie depuis longtemps"

Poutine "va chercher à les démasquer", prédit Rémi Kauffer. "Cela s'est déjà produit à l'époque de Staline, à la fin des années 1930, où il y avait forcément une taupe du MI6, les services secrets britanniques."

L'utilisation des informations (...) par les Américains, qui "communiquent beaucoup", constitue "une manière assez nouvelle de faire la guerre", estime sur le plateau de BFMTV Jérôme Poirot, ancien adjoint à la Coordination nationale du renseignement. "

"Il s'agit de rendre public des informations qui sont normalement secrètes", souligne-t-il. Jérôme Poirot pointe notamment les capacités de la NSA: "Il est certain que les Américains observent ce qui se passe en Russie depuis longtemps (...) et ont démontré qu'ils avaient souvent un coup d'avance."

"Il y a eu des taupes dans le passé", rappelle Ulysse Gosset, éditorialiste politique internationale à BFMTV. "Mais en réalité, la plupart des informations des Américains venaient de l'utilisation de satellites en Russie et en Biélorussie", tempère-t-il.

Article original publié sur BFMTV.com

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