La guerre en Ukraine, un sujet d'incertitudes pour les céréaliers français

Malgré la sècheresse record de cet été, la récolte de blé se maintient dans la moyenne des dix dernières années en France. Elle est estimée à environ 35 millions de tonnes cette année. Une production satisfaisante pour les céréaliers, pourtant très inquiets de la hausse du prix des engrais qui a triplé depuis un an, conséquence de la guerre en Ukraine.

Le vrai souci à l’avenir pour les céréaliers, ce sont les engrais, nécessaires pour assurer la qualité et la quantité de la production. Cédric Benoit est secrétaire général adjoint de l'association générale des producteurs de blé : « On est très inquiets sur l’approvisionnement des engrais, on avait déjà une situation tendue du fait de la reprise post-Covid et là la crise ukrainienne exacerbe ce déficit de productions en ammoniaque. Puisque pour faire de l’engrais, il faut de l’ammoniaque et pour faire de l’ammoniaque, il faut du gaz. On va avoir certainement un déficit de production et il y a de fortes chances que ça coince au printemps. »

Autre inquiétude pour les céréaliers pour les mois à venir, la volatilité des prix du blé : « On a perdu quasiment 25% de prix entre le début du déclenchement de la guerre où les prix ont explosés et aujourd’hui, on n’en sait rien, explique Eric Thirouin, président de l’association. Nous les agriculteurs, on est dans l’inconnue la plus totale donc on envoie les signaux d’alerte et on essaye de travailler avec les gouvernants pour faire en sorte qu’on trouve les bons curseurs par rapport à cette guerre qui a bouleversé complètement tous nos repères et tout ce que l’on faisait habituellement. »

Cette année, en tout cas, après huit ans de revenus en bernes, les gains des céréaliers se sont améliorés.


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