Guerre en Ukraine: comment la Serbie joue sur les deux tableaux européen et russe

Quelques jours après la visite, annulée in extremis, de Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, c’est le chancelier allemand Olaf Scholz qui est attendu ce vendredi 10 juin à Belgrade. Alors que la guerre fait rage depuis plus de trois mois en Ukraine, la Serbie va-t-elle finir par choisir son camp ? Mais en quoi consiste exactement la « neutralité » qu’elle proclame ?

Avec notre correspondant à Belgrade

La Serbie a voté les résolutions des Nations unies qui condamnent explicitement l’invasion russe de l’Ukraine mais, dans le même temps, elle refuse toujours de s’aligner sur les sanctions européennes contre Moscou. Le pays, bombardé par l’Otan il y a 23 ans, durant la guerre du Kosovo, est aussi le seul de la région à exclure catégoriquement toute perspective d’adhésion à l’Alliance atlantique. Alors qu’elle est, en revanche, candidate à l’intégration européenne et que l’Union est, de très loin, son principal partenaire économique, la Serbie demeure très dépendante du gaz russe.

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