Guerre en Ukraine: les premiers rescapés de l'usine Azovstal sont arrivés à Zaporijia

Le bus qui transportait les réfugiés de l'usine d'Azovstal, le 3 mai 2022  - BFMTV
Le bus qui transportait les réfugiés de l'usine d'Azovstal, le 3 mai 2022 - BFMTV

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L'opération est un succès partiel. Quelques minutes après que l'ONU a annoncé l'évacuation "réussie" de 101 civils coincés depuis des semaines dans le complexe industriel ukrainien d'Azovstal à Marioupol, plusieurs d'entre eux sont arrivés en milieu d'après-midi, par voie terrestre, dans la ville de Zaporijia.

Devant notre caméra, plusieurs d'entre eux, qui sont restés plusieurs semaines dans ce gigantesque complexe industriel, racontent leur quotidien. "On y est restés deux mois, je ne me souviens pas exactement si c'était le 6 ou le 7 mars", explique un adolescent de 14 ans. "Nous n'avons pas vu le soleil pendant deux mois".

"Les militaires nous aidaient, ils nous amenaient à manger. S'ils n'avaient pas été là, on n'aurait plus été vivants", a-t-il encore indiqué. "Le plus petit avait 1 an et demi, il n'avait pas de couches". 876450610001_6305552105112

Des civils encore bloqués

Selon Nadejda, une jeune femme visiblement très émue et éprouvée, la situation dans le bunker où les civils étaient réunis était extrêmement difficile. "Bien évidemment nous avions peur. Nous étions dans un bunker pendant deux mois, nous ne sortions jamais dehors parce que les bombardements étaient permanents", explique-t-elle.

"Aujourd’hui nous avons peur pour les militaires qui restent sur le territoire de l’usine. Nos militaires ukrainiens nous ont beaucoup aidé en apportant de la nourriture et de l’eau", ajoute-t-elle. 876450610001_6305554005112

Pour un ouvrier de l'usine retenu depuis le 8 mars, les négociations avec les Russes sont compliquées et de nombreux civils ne peuvent pas sortir. "Une centaine de personnes sont retenues à la sortie, avec leur sac", explique-t-il.

"Il y a une fille qui n’est pas passée car elle a travaillé pour la police, sa petite sœur mineure est restée là-bas, on ne l’a pas laissée sortir", ajoute-t-il.

Un puissant assaut en cours

Si la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk assure que "nous ne laisserons personne qui veut être évacué sans aide", l'armée russe a pourtant repris l'offensive. Ce mardi, Moscou a lancé mardi "un puissant assaut", appuyé par des chars et de l'infanterie contre l'usine Azovstal, a annoncé un commandant du bataillon Azov qui défend l'aciérie.

"Un puissant assaut sur le territoire d'Azovstal est en cours actuellement, avec le soutien de véhicules blindés, de chars, avec des tentatives de débarquement de troupes, avec l'aide de bateaux et d'un grand nombre d'éléments d'infanterie", a affirmé Sviatoslav Palamar, commandant adjoint du régiment Azov dans un message vidéo sur Telegram.

Article original publié sur BFMTV.com

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