Guerre en Ukraine: près de 16.000 élèves ukrainiens scolarisés en France

Un élève dans une cantine d'école à Vincennes, en septembre 2020 - Martin BUREAU © 2019 AFP
Un élève dans une cantine d'école à Vincennes, en septembre 2020 - Martin BUREAU © 2019 AFP

L'accueil avait rapidement été annoncé. Dès les premiers jours de l'invasion russe en Ukraine, et face à l'exode massif de la population du pays, la France, par l'intermédiaire du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, avait affirmé que tout serait mis en place pour accueillir les Ukrainiens déplacés par le conflit et que 100.000 réfugiés pouvaient être accueillis sur le territoire national.

876450610001_6305940343112

Répartition à tous les niveaux

A date, plus de deux mois et demi après les premiers bombardements, l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) estime que 70.000 Ukrainiens ont franchi la frontière française. Une statistique qui, logiquement, influe également sur le nombre d'enfants scolarisés dans le pays.

Selon les dernières statistiques fournies dans un communiqué du ministère de l'Éducation nationale, 15.913 élèves arrivant d'Ukraine ont été accueillis en écoles, collèges et lycées depuis le 24 février dernier. Dans le détail, 19% ont été admis en maternelle, 29% en école élémentaire, 32% dans les collèges et 10% dans les lycées. A en croire la courbe d'admissions, les scolarisations ont évolué de manière linéaire, tous niveaux confondus.

Géographiquement, les académies de Nice (1475 élèves), Versailles (1208) et Grenoble (1107) sont celles qui ont accueilli le plus d'élèves. A l'inverse, celles de Corse (45), de Besançon (256) et d'Amiens (289) sont celles qui accueillent le moins de monde.

Des élèves de très bon niveau

Sur place, l'intégration des nouveaux-venus se fait naturellement. Certains professeurs sont même bluffés par leur niveau, et certains estiment qu'ils ont actuellement un an d'avance en maths par rapport aux élèves français.

"Tous mes collègues du second degré qui ont des élèves ukrainiens en classe sont unanimes pour dire qu'ils sont plus performants", assure à BFMTV.com Pierre Priouret, professeur de mathématiques à Toulouse et responsable du groupe mathématiques au Snes-FSU, qui évoque même un écart de niveau "significatif" sur certains exercices.

Article original publié sur BFMTV.com

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles