Guerre en Ukraine : Poutine reconnaît que le conflit est « long » et cela ne présage rien de bon pour la suite

Russian President Vladimir Putin gives a speech during an event to mark the 1160th anniversary of Russia's statehood in Veliky Novgorod on September 21, 2022. (Photo by Ilya PITALEV / SPUTNIK / AFP)
ILYA PITALEV / AFP Russian President Vladimir Putin gives a speech during an event to mark the 1160th anniversary of Russia's statehood in Veliky Novgorod on September 21, 2022. (Photo by Ilya PITALEV / SPUTNIK / AFP)

GUERRE EN UKRAINE - Le président russe Vladimir Poutine a reconnu ce mercredi 7 décembre que le conflit en Ukraine était « long », tout en vantant des « résultats significatifs » en référence à l’annexion qu’il revendique de quatre régions ukrainiennes.

« Bien sûr, c’est un long processus », a déclaré Vladimir Poutine lors d’une réunion retransmise à la télévision avec son Conseil pour la société civile et les droits de l’Homme, une assemblée pro-Kremlin. À cette occasion, il a également assuré qu’il n’utilisera l’arme nucléaire qu’en réplique à une frappe ennemie.

L’offensive lancé en février était censée se solder par une victoire russe éclair, mais l’armée ukrainienne, galvanisée par les armes occidentales, a forcé la Russie à renoncer au printemps à prendre Kiev, puis à l’automne à se replier dans plusieurs autres régions.

Selon le chef de l’Otan, Jens Stoltenberg, la Russie cherche à geler les combats en Ukraine pendant l’hiver afin de renforcer ses forces en vue d’un nouvel assaut au printemps. « Ce que nous voyons maintenant, c’est que la Russie tente d’imposer une sorte de gel de cette guerre, au moins pour une courte période, afin qu’elle puisse se regrouper, réparer, récupérer et ensuite essayer de lancer une plus grande offensive au printemps prochain », a-t-il déclaré lors d’un événement public organisé par le quotidien britannique Financial Times.

De « nouveaux territoires », pas encore vraiment acquis

Répondant à l’un de ses interlocuteurs, Vladimir Poutine a noté mercredi que « l’apparition de nouveaux territoires » était un « résultat significatif pour la Russie ». « La mer d’Azov est devenue une mer intérieure, c’est une chose sérieuse », a-t-il proclamé, en référence à cette mer bordant la Russie et le sud-est de l’Ukraine dont Moscou contrôle désormais tout le rivage.

Le président Poutine faisait aussi référence aux quatre régions ukrainiennes dont il a revendiqué l’annexion fin septembre, bien que la Russie ne les contrôle qu’en partie et que les combats y fassent rage avec les forces de Kiev.

Ce mois-ci, l’armée russe a même dû battre en retraite de Kherson, la capitale de la région éponyme que Moscou considère portant comme sienne.

Le Kremlin avait toujours nié que son offensive contre l’Ukraine était destinée à conquérir de nouveaux territoires, affirmant vouloir défendre les populations russophones et mettre fin à l’alliance entre Kiev et l’Occident.

La moitié des réservistes mobilisés

Quelques minutes plus tôt, au cours de cette même réunion en visio-conférence, Vladimir Poutine est revenu sur la mobilisation de 300.000 réservistes des civils donc, relevant que seule une moitié était dans l’immédiat déployé en Ukraine.

« Sur 300.000 de nos combattants mobilisés, nos hommes, nos défenseurs de la Patrie, 150.000 se trouvent dans la zone d’opération », a déclaré le dirigeant russe, précisant que 77.000 sont déployés directement au combat. Les 150.000 autres sont toujours en formation en Russie.

Après une série de revers, le Kremlin était revenu sur ses promesses initiales et a décrété le 21 septembre la mobilisation de ces réservistes pour les envoyer au front.

Vladimir Poutine a une nouvelle fois promis mercredi qu’il n’y aurait pas de seconde vague de mobilisation.

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