Guerre en Ukraine: Poutine promet que son missile Sarmat sera finalement exploitable en 2023

Une image du lancement du missile Sarmat le 20 avril, diffusée par l'armée russe - AFP
Une image du lancement du missile Sarmat le 20 avril, diffusée par l'armée russe - AFP

Son utilisation pourrait venir bouleverser les combats sur le front ukrainien. Le président russe Vladimir Poutine a promis ce jeudi la mise en service cette année du dernier-né des missiles balistiques intercontinentaux, le Sarmat, un système surpuissant qui aurait connu des ratés selon des sources américaines.

Dans une vidéo publiée à la veille du premier anniversaire de son offensive contre l’Ukraine et à l’occasion de la Journée du défenseur de la patrie, le chef d'État russe a détaillé les intentions de l'armée russe.

"Nous prêtons une attention particulière, comme toujours, au renforcement de la triade nucléaire" , a indiqué Vladimir Poutine. "Cette année, les premiers lanceurs du système de missiles Sarmat seront mis en service".

Un missile "invincible"?

Mardi, lors de son discours annuel très attendu, Vladimir Poutine avait annoncé la mise en service d'autres systèmes nucléaires, sans préciser lesquels et annoncé suspendre la participation de la Russie au traité New Start, dernier accord bilatéral de désarmement nucléaire liant Russes et Américains.

Le Sarmat, dont la mise en service avait d'abord été annoncée pour 2022, a été décrit en avril dernier par le maître du Kremlin comme un missile capable de "déjouer tous les systèmes anti-aériens" et qui "fera réfléchir à deux fois ceux qui essayent de menacer" la Russie.

Il fait partie de la série de missiles présentés en 2018 comme "invincibles" par Vladimir Poutine. Selon lui, le Sarmat, appelé Satan II par les Occidentaux, a une portée quasi illimitée. Mais selon CNN, citant des responsables américains s'exprimant sous couvert d'anonymat, le dernier essai du Sarmat a échoué cette semaine.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait refusé mercredi de commenter ces révélations. "Toutes les informations méritant d'être rendues publiques le sont par le canal du ministère de la Défense", a-t-il dit, avant de mettre en garde contre les "provocations" occidentales.

Article original publié sur BFMTV.com