Guerre en Ukraine : le porte-parole de l’ambassade russe en France muscle son discours

lL porte-parole de l’ambassade de Russie en France, Alexander Makogonov, sur le plateau de LCI jeudi 22 septembre.
Capture écran Twitter LCI lL porte-parole de l’ambassade de Russie en France, Alexander Makogonov, sur le plateau de LCI jeudi 22 septembre.

Capture écran Twitter LCI

lL porte-parole de l’ambassade de Russie en France, Alexander Makogonov, sur le plateau de LCI jeudi 22 septembre.

GUERRE EN UKRAINE - Une position délicate. Depuis la prise de parole ferme de Vladimir Poutine devant la nation russe, annonçant la « mobilisation militaire partielle » de la population, en France c’est à Alexander Makogonov, porte-parole de l’ambassade de Russie en France, d’assurer le service après-vente du Kremlin.

Confronté aux médias français ces dernières heures, le diplomate a eu fort à faire entre la contre-offensive ukrainienne, la « mobilisation militaire partielle », les manifestations russes contre cette décision ou encore les crimes de guerre commis par l’armée russe à Izioum.

Ce jeudi 22 septembre, le porte-parole de l’ambassade de Russie a prouvé qu’il restait intraitable sur le conflit russo-ukrainien, en campant sur ses positions et celles de Vladimir Poutine, n’hésitant pas à remettre en cause l’existence même d’une guerre entre la Russie et l’Ukraine, malgré l’invasion des troupes russes sur le sol ukrainien le 24 février.

« Ceux qui font la guerre côté ukrainien n’ont rien à voir avec le peuple ukrainien, ils ne défendent que les intérêts du régime de Kiev [...] Encore une fois, ce n’est pas une guerre c’est autre chose », a répondu le porte-parole, face aux questions d’Élizabeth Martichoux sur LCI. Questionné ensuite par la journaliste sur une éventuelle volonté de démissionner dans le contexte tendu de ce conflit, Alexander Makogonov s’est une fois de plus montré inflexible, suivant à la lettre les éléments de langage du Kremlin depuis bientôt sept mois de guerre.

« Ce qui me rend très fort, malgré toute cette pression médiatique politique et diplomatique, c’est que la vérité est de notre côté : quand tu as la vérité à côté de toi, ça te rend beaucoup plus fort, parce que tu sais pour quoi tu te bats », a-t-il rétorqué.

Un discours musclé et en phase avec celui du chef d’État russe que l’on retrouve également dans une autre séquence forte sur LCI, lorsqu’il se retrouve confronté aux images des exactions russes en Ukraine, à Izioum : « Je ne sais pas comment vous pouvez croire à la lettre à tout ce que vous montre le régime ukrainien. Il s’agit encore une fois d’une falsification à deux balles, mensongère et propagandiste. La falsification ’à la Butcha’ avec le même scénario, le même montage qui est ridicule et tellement ignoble », commente-t-il froidement.

« Quelques petits reculs ne veulent rien dire »

Même constat sur franceinfo. Interrogé au sujet de la ruée sur les billets d’avion après l’annonce de la mobilisation partielle de la population russe, Alexander Makogonov déclare : « J’ai entendu parler de ça. Peut-être que ces gens sont guidés par des émotions, on n’en sait rien. Il s’agit peut-être des gens qui n’ont pas bien écouté le message du président et l’interview du ministre de la Défense. Il s’agit très souvent de jeunes qui ne sont pas du tout soumis à ces mesures de mobilisation, comme des étudiants etc. », explique-t-il, non sans une certaine difficulté.

« Je ne sais pas pourquoi ces gens réagissent comme ça avec tant d’émotion », ajoute même Alexander Makogonov, avant de se voir piéger par le journaliste Marc Fauvelle : « Si on vous appelle demain pour aller combattre en Ukraine vous iriez ? ». Avec un sourire gêné, le porte-parole tente une réponse : « Vous savez, j’ai déjà mon petit combat ici. Je suis déjà sur la ligne de front informationnel ».

Quant à l’envoi de ces quelque 300 000 hommes supplémentaires, il note « un certain recul » des troupes russes mais relativise aussitôt ce « recul tactique » : « Ça ne veut pas dire que la guerre est perdue. Quelques petits reculs ne veulent rien dire ».

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