Guerre en Ukraine : les orthodoxes se déchirent autour du patriarche russe Kirill

© AFP

Son nom a finalement été rayé de la liste noire des Vingt-Sept. Face au veto du Premier ministre hongrois, l’Union européenne, a renoncé jeudi, dans son sixième train de sanctions contre la Russie, à punir le patriarche Kyrill. Pourtant, une colère de plus en audible contre le chef de l’Eglise Russe se fait entendre dans tout le monde orthodoxe. Le 27 mai la branche ukrainienne jusqu’ici fidèle au patriarcat de Moscou a annoncé sa rupture avec Kyrill qualifiant la guerre en Ukraine de « violation du commandement de Dieu “Tu ne tueras pas”». « La position n’était plus tenable, constate Antoine Arjakovski, expert renommé du monde orthodoxe, auteur de Qu’est-ce que l’œcuménisme ? (Les éditions du Cerf, 2022). En moins de trois mois, 400 paroisses sont passées sous tutelle de l’Eglise orthodoxe d’Ukraine. » Cette dernière avait déjà mis fin en 2018 à sa dépendance à Moscou. Quatre ans plus tard, c’est donc l’ensemble du contingent orthodoxe ukrainien, le deuxième plus important au monde, soit 25 millions de fidèles, qui échappe désormais à l’autorité spirituelle de l’allié du Kremlin. « On largue les amarres de trois cent ans de dépendance », résume le spécialiste, le fondateur de l’Institut d’études œcuménique de Lviv, dans l’est de l’Ukraine.

Effet boule de neige

Ailleurs en Europe, l’exaspération prend de l’ampleur. « Les paroisses relevant du Patriarcat de Moscou sont à deux doigt de faire défection », poursuit l’expert. Fin mars, le clergé de l’Eglise Saint-Nicolas de ...


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