L’UE accuse la Russie de « crime de guerre » après la frappe à Dniepr

La frappe russe contre un immeuble à Dniepr samedi est un « crime de guerre », ont réagi Ulf Kristersson et la présidence suédoise de l'Union européenne.  - Credit:AFP
La frappe russe contre un immeuble à Dniepr samedi est un « crime de guerre », ont réagi Ulf Kristersson et la présidence suédoise de l'Union européenne. - Credit:AFP

C'est l'un des bilans les plus lourds depuis le début de la guerre en Ukraine. Une frappe contre un immeuble résidentiel de Dniepr a fait 40 morts, selon un dernier décompte réalisé lundi 16 janvier, qui risque encore de s'alourdir. Cette frappe russe très meurtrière est un « crime de guerre » dont les responsables devront être poursuivis, a affirmé lundi 16 janvier la présidence suédoise de l'Union européenne. Lors d'une conférence commune avec le président du Conseil européen Charles Michel, le Premier ministre suédois Ulf Kristersson a condamné une « attaque horrible ». « Les attaques intentionnelles contre des civils sont des crimes de guerre et ceux qui en sont responsables doivent être poursuivis aussi longtemps qu'il le faudra », a-t-il ajouté.

Comme à son habitude, le Kremlin a démenti être responsable du carnage, rejetant la faute sur la partie ukrainienne. Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a évoqué « une tragédie » pouvant être due à un tir de la défense antiaérienne ukrainienne.

Lundi, près de 48 heures après qu'un missile a éventré un immeuble du quai de la Victoire à Dniepr, 40 corps sans vie avaient été retrouvés, selon les services de secours, tandis que 75 blessés ont été comptabilisés. Des grues étaient en action pour amener les sauveteurs dans les appartements ravagés et autrement inaccessibles ou pour soulever des pans de béton. Dans les décombres, les équipes de secours cherchaient les 29 personnes toujours portées di [...] Lire la suite