Guerre en Ukraine : l'armée ukrainienne aux portes de Kherson, "l'évacuation des civils" continue

Les troupes ukrainiennes sont aux portes de Kherson, la plus grande ville sous occupation russe, dans le sud-est du pays.

Mais la contre-offensive de Kyiv connait un certain ralentissement en raison du temps humide et du terrain. Le ministre ukrainien de la Défense Oleksii Reznikov a toutefois affirmé que les forces de Kyiv continuaient de maintenir la pression sur les troupes russes.

"Le sud de l'Ukraine est une région agricole, et nous avons beaucoup de canaux d'irrigation et d'approvisionnement en eau, et les Russes les utilisent comme des tranchées. C'est plus pratique pour eux", a déclaré Oleksii Reznikov lors d'une conférence de presse.

"Plus de 70 000 civils ont quitté la région de Kherson en une semaine"

Face à l'avancée de Kyiv, Moscou s'organise et réagit. Les autorités d’occupation prorusses ont commencé le 19 octobre ce qu'elles appellent les évacuations de civils sur place.

"Je suis sûr que plus de 70 000 (personnes) sont parties en une semaine depuis que la traversée a été organisée" de la rive droite du fleuve Dnipro vers la rive gauche, plus éloignée du front, a déclaré Vladimir Saldo, le chef de l'administration d'occupation russe, en direct sur la chaîne de télévision Krym 24.

Les gains territoriaux réalisés par les soldats ukrainiens avaient ainsi poussé les autorités prorusses à demander à la population civile de quitter leur domicile et traverser le fleuve Dnipro vers la rive gauche, plus éloignée de la ligne de front.

Selon Kyiv, l'armée russe se préparait à livrer "la plus rude des batailles" à Kherson.

Vladimir Poutine supervise l'entraînement de ses forces de dissuasion nucléaire

Pendant ce temps, le président russe Vladimir Poutine a supervisé, mercredi depuis une salle de contrôle, l'entraînement de ses forces de dissuasion nucléaires.

Le même jour, Moscou a répété à l'Inde et à la Chine ses allégations sur la préparation par l'Ukraine d'une "bombe sale".

Mercredi soir, le gouvernement slovène a déclaré que Moscou avait utilisé une photo provenant de Slovénie et datant de 2010 pour étayer ses accusations sur la "bombe sale".

De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que Moscou aurait utilisé environ 400 drones iraniens pour attaquer la population ukrainienne.