Guerre en Ukraine : Kiev estime que "près de 460 000" de ses citoyens ont été déportés vers la Russie

Un chiffre qui montre l'ampleur du phénomène. Invitée sur BFMTV ce mardi, la vice-Première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk, a donné une estimation du nombre d'Ukrainiens qui ont été déportés vers la Russie depuis le début du conflit.

"6500 camps de filtration ont été créés en Russie et c'est un crime absolu contre l'humanité, et cela aura bien sûr des conséquences juridiques. Selon nos calculs, nous parlons de près de 460 000 personnes (déportées, ndlr), dont des enfants orphelins privés de protection parentale", a-t-elle dénoncé sur notre antenne.

Elle n'est pas la seule à dénoncer cette situation. Plus tôt sur BFMTV, le gouverneur de la région de Louhansk, Sergueï Gaïdaï, a assuré que les personnes déportées devaient passer par une "procédure très humiliante".

"On les déshabille, on prend leurs empreintes"

"Ils déshabillent les gens, ils cherchent des tatouages, des signes de ports d'armes. Ils recherchent les Ukrainiens qui sont en rapport avec les militaires, les forces de l'ordre. Ils essayent aussi de séparer les familles. C'est une sélection", a-t-il déclaré, assurant que la Russie menait une "politique génocidaire".

Cette procédure est confirmée par Tatiana Lomakina, responsable des couloirs humanitaires auprès de Volodymyr Zelensky. Elle assure que les Ukrainiens sont acheminés depuis les zones de combat. "On les déshabille, on prend leurs empreintes, on les fouille. Et après ça, on décide de leur sort. Vont-ils être amenés en Russie, ou une partie de ces gens vont-ils être arrêtés ?", a-t-elle interrogé sur BFMTV.

Elle assure que certains d'entre eux "se retrouvent derrière les barreaux", et dénonce un "autre crime de guerre qui se déroule sous nos yeux". À noter que Washington a confirmé ces accusations formulées par Kiev ce mardi. John Kirby, porte-parole du Pentagone, a dénoncé un comportement "inadmissible" de la part du Kremlin.

Article original publié sur BFMTV.com

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