Guerre en Ukraine: la journaliste russe Marina Ovsiannikova vilipendée de toute part

C'était il y a un peu plus de trois mois, le 14 mars. Marina Ovsiannikova, de la télévision russe Channel One, pénètre sur le plateau du JT brandissant derrière la présentatrice une pancarte contre la guerre menée par son pays en Ukraine. Les images font le tour du monde. La journaliste était l'invitée surprise, ce mardi 21 juin à Berlin, d'un forum des femmes réuni en amont du G7. Elle a évoqué sa situation.

Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibault

Marina Ovsiannikova ne s'attendait pas à ce qui lui est arrivé depuis trois mois. Celle qui a été perçu au départ comme une héroïne après son coup d'éclat est aujourd'hui rejetée par beaucoup.

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Par le régime russe et ses soutiens, qui la considèrent comme une traîtresse ; mais aussi par les opposants de Vladimir Poutine, et par les Ukrainiens.

La situation est absurde. Dans mon pays, on veut me retirer ma citoyenneté et me mettre en prison ; et les autorités ukrainiennes m'interdisent l'entrée sur leur territoire, et me menacent aussi de prison, parce que je suis pour eux une ancienne propagandiste russe.

Une situation douloureuse pour la journaliste née à Odessa en Ukraine, d'un père ukrainien et d'une mère russe. Après avoir quitté son pays, menacée d'une peine lourde pour les personnes parlant de « guerre » pour qualifier l'invasion de l'Ukraine, elle a dû y abandonner ses enfants. Et son mari a engagé des poursuites contre elle.


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