Guerre en Ukraine : Emmanuel Macron clarifie sa doctrine vis-à-vis de la Russie

© Sergey Guneev/SPUTNIK/SIPA

Y aurait-il du Madeleine Albright chez Catherine Colonna ? Contrairement à l’Américaine, première femme jamais nommée secrétaire d’État, la Française est une diplomate de carrière. Mais celle qui a succédé à Jean-Yves Le Drian à la tête du Quai d’Orsay sait aussi se montrer tout aussi politique que son aînée, dont elle a étudié le style et le fond alors qu’elle servait le président Chirac à l’Élysée en pleine guerre des Balkans.

Elle l’a prouvé vendredi matin face aux ambassadrices et ambassadeurs de France qu’elle réunissait pour la première fois et singulièrement sur la guerre en Ukraine. « Nous resterons, vous le savez, aux côtés de l’Ukraine aussi longtemps que nécessaire, a-t-elle martelé. Nous avons fait le choix de soutenir l’Ukraine car elle se bat pour des valeurs que nous partageons, celles qui unissent les démocraties, celles que la Russie veut détruire. Et en effet, le trait particulier de ce nouvel impérialisme, c’est d’être doté d’un agenda idéologique décomplexé. Il ne s’en prend pas seulement aux territoires des autres États, mais à un modèle de société, le nôtre, et à tout ce qui peut être perçu comme une menace existentielle par un pouvoir autoritaire. »« Elle a dit les choses sans détour, réagit Nathalie Loiseau, présidente de la sous-commission sécurité et défense du Parlement européen. Elle n’a pas eu peur de l’obstacle. »

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