Guerre en Ukraine: une cinquième enquête ouverte en France pour crimes de guerre

Des pompiers ukrainiens cherchent des corps dans les décombres de bâtiments détruits dans la ville de Borodianka, au nord-ouest de Kiev, le 8 avril 2022. (photo d'illustration) - RONALDO SCHEMIDT / AFP
Des pompiers ukrainiens cherchent des corps dans les décombres de bâtiments détruits dans la ville de Borodianka, au nord-ouest de Kiev, le 8 avril 2022. (photo d'illustration) - RONALDO SCHEMIDT / AFP

Une cinquième enquête a été ouverte pour "crimes de guerre" pour des faits commis entre le 26 mars et le 7 avril contre un Français à Borodianka et Velykyi Lis, près de Kiev, a indiqué mardi le parquet antiterroriste (Pnat).

Les crimes de guerre visés correspondent notamment à des "atteintes volontaires à la vie, des atteintes volontaires à l'intégrité physique ou psychique de la personne" et des "vols ou extorsions" commis "à l'encontre d'une personne protégée par le droit international des conflits armés en vertu des lois et coutumes de guerre et du droit international humanitaire", a précisé le Pnat.

Le théâtre de "massacres de civils"

La victime possède la nationalité française et a été blessée. Borodianka, où s'est rendu fin avril le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, a été, selon les autorités ukrainiennes, le théâtre de "massacres de civils" durant le mois de mars, lorsque les forces russes occupaient la ville.

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Au total, le Pnat a ouvert cinq enquêtes pour "crimes de guerre" commis au préjudice de ressortissants français depuis le début de la guerre en Ukraine.

Une première enquête a été ouverte après le décès de Pierre Zakrzewski, un journaliste franco-irlandais, le 14 mars à Horenka, près de la capitale ukrainienne.

Puis trois autres ont été ouvertes pour des faits commis à Marioupol (sud de l'Ukraine) entre le 25 février et le 16 mars, à Gostomel (région de Kiev) entre le 1er et le 12 mars et Tcherniguiv (nord) depuis le 24 février, date à laquelle les troupes russes ont envahi l'Ukraine, avait détaillé le Pnat, compétent pour ce type d'infraction.

Des victimes françaises

Ces trois enquêtes concernent des Français de retour d'Ukraine qui "se sont déclarés comme victimes de crimes de guerre", avait alors précisé le général Jean-Philippe Reiland, chef de l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH), chargé des cinq enquêtes.

La justice française ne peut ouvrir d'enquêtes pour des faits commis hors du territoire français que si une victime est française, si l'auteur du crime de guerre allégué est français ou si l'auteur de l'infraction a sa résidence habituelle sur le sol français.

Article original publié sur BFMTV.com

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