Guerre en Ukraine: à Kozatcha Lopan, ville frontalière, les traces à vif de l'occupation russe

© RFI - Boris Vichith

Sur le terrain, les affrontements se poursuivent avec des combats surtout dans l’est et des bombardements sur vingt-cinq localités dans l’est, le centre et le sud, selon le commandement militaire ukrainien. Au nord de Kharkiv, la petite ville de Kozatcha Lopan, la dernière avant la frontière russe, a été libérée par l’armée ukrainienne le 11 septembre.

Avec nos envoyés spéciaux à Kozatcha Lopan,

La petite ville de Kozatcha Lopan avait été l’une des premières localités à tomber après le début de l’invasion russe en février. Dans la ville, tous n’ont pas vécu cette occupation russe de la même façon et aujourd’hui, et les esprits sont loin d’être apaisés.

Des tirs d’artillerie, des trous creusés par les obus dans la chaussée, des maisons aux toits éventrés et un barrage qui filtre les entrées et sorties de la ville. Kozatcha Lopan n’en n’a pas fini avec la guerre, plus d’un mois et demi après le départ des Russes. Un départ précipité, dans la nuit, dont se souvient Ludmila, 62 ans.

« Les Russes couraient dans tous les sens et nous criaient : "Partez tout de suite, parce que les Ukrainiens vont vous tuer, vous exécuter, vous pendre". Ils faisaient peur aux gens pour qu’ils partent à Belgorod. Certains les ont cru, bêtement, d’autres sont partis en connaissance de cause, parce que, visiblement, ils avaient des choses à se reprocher », décrit-elle.

Des habitants qui fuient

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