Guerre en Ukraine : À Kherson, de « violents combats » pour reprendre la ville aux Russes

Une vue du centre commercial Fabrika détruit dans la ville de Kherson le 20 juillet 2022, au milieu de l’action militaire russe en cours en Ukraine.
STRINGER / AFP Une vue du centre commercial Fabrika détruit dans la ville de Kherson le 20 juillet 2022, au milieu de l’action militaire russe en cours en Ukraine.

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Une vue du centre commercial Fabrika détruit dans la ville de Kherson le 20 juillet 2022, au milieu de l’action militaire russe en cours en Ukraine.

GUERRE EN UKRAINE - Dans l’espoir de reprendre la ville de Kherson, aux mains des Russes depuis près de six mois, les troupes de Kiev ont lancé ces dernières heures une contre-offensive donnant lieu, ce mardi 30 août, à de « violents combats » dans cette ville du sud de l’Ukraine.

« De puissantes explosions ont eu lieu toute la journée (de lundi) et toute la nuit dans la région de Kherson. De violents combats se déroulent sur la quasi-totalité du territoire de la région », a indiqué la présidence ukrainienne dans son briefing matinal ce mardi.

« Les forces armées ukrainiennes ont lancé des actions offensives dans diverses directions », a-t-elle poursuivi, affirmant avoir détruit « un certain nombre de dépôts de munitions » et « tous les grands ponts » permettant aux véhicules de traverser le fleuve Dniepr, afin de couper l’approvisionnement de l’armée russe en provenance de la Crimée annexée par Moscou en 2014.

De plus, selon une note du ministère de la Défense britannique, « la plupart des unités (russes) autour de Kherson sont probablement en sous-effectifs et doivent compter sur un approvisionnement fragile par ferry et ponts flottants ». Le député Serguiï Khlan a d’ailleurs évoqué à la télévision ukrainienne « de puissantes attaques d’artillerie sur les positions ennemies (...) sur l’ensemble du territoire de la région occupée de Kherson ».

De lourdes pertes ukrainiennes, selon Moscou

La contre-attaque ukrainienne actuelle vise pour l’essentiel à reprendre Kherson — une ville de 280 000 habitants avant le conflit — prise par les Russes dès le début de la guerre le 24 février, selon des responsables locaux.

À Bereznehuvate, ville de l’arrière-front à 70 km au nord de Kherson, de nombreux militaires se reposent au passage constant des blindés, a constaté l’AFP alors que nombreux tirs d’artillerie raisonnent dans les environs. Certains sont en route vers le front, comme ce petit groupe de soldats attendant que leur char T74, dont le moteur en surchauffe, soit réparé. D’autres en reviennent et se reposent.

« On les a bien enfoncés », dit Victor, un soldat d’infanterie d’une soixantaine d’années qui ne veut pas en dire plus. Son commandant, Oleksandre, vétéran de l’Afghanistan, affirme que la reconquête de Kherson sera « longue et compliquée ».

La Russie a pour sa part affirmé dès lundi avoir repoussé des « tentatives d’offensive » ukrainiennes dans les régions de Kherson et de Mykolaïv, dans le sud de l’Ukraine. Selon un communiqué du ministère russe de la Défense publié mardi, « en raison de l’échec de l’offensive ukrainienne (...) l’ennemi a subi de lourdes pertes », soit « 1 200 militaires ukrainiens en un jour », ainsi que des dizaines de véhicules militaires.

Selon le commandement « Sud » de l’armée ukrainienne, les Russes ont bombardé Mikolaïv lundi avec 16 missiles antiaériens S-300 qui ont provoqué des dégâts « importants » notamment sur des bâtiments d’habitation. Deux civils ont été tués et 24 blessés, selon cette source. Des informations actuellement invérifiables avec des sources indépendantes.

« L’Ukraine est en train de reprendre ce qui est à elle et reprendra tout au final - les régions de Kharkiv, Lougansk, Donetsk, Zaporijjia, Kherson, la Crimée, les eaux de la mer Noire et de la mer d’Azov (...) », a une nouvelle fois martelé lundi soir dans son message quotidien le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

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