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Guerre de Gaza: la troublante passivité de la Syrie

Chantre du nationalisme arabe, qui place la cause palestinienne au cœur de son discours, la Syrie, cible de nombreux raids israéliens meurtriers, observe un silence assourdissant depuis le début de la guerre de Gaza le 7 octobre. Comment expliquer cette passivité troublante ?

De notre correspondant à Beyrouth,

Depuis que l’armée syrienne et ses alliés ont vaincu les groupes rebelles et repris le contrôle de plus des deux tiers du territoire, à partir de 2016, Israël a mené des centaines de raids aériens dans le but d’empêcher ou de ralentir les livraisons d’armes iraniennes au Hezbollah libanais.

Les chasseurs-bombardiers prennent pour cible des « cargaisons et des entrepôts d’armes et de munitions », des « convois d’armement », des « positions militaires de milices pro-iraniennes » dans presque toutes les provinces sous contrôle des forces gouvernementales. Les aéroports de Damas et d’Alep ont été visés et mis hors service à plusieurs reprises.

Depuis le début de la guerre de Gaza, le 7 octobre, Israël a sensiblement intensifié ses raids. Le 25 décembre, un nouveau palier est franchi avec la mort dans une frappe aérienne de l’un des plus importants gradés des Gardiens de la révolution iraniens en Syrie, Razi Moussavi, au sud de Damas.

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