Guerre du gaz : comment les Européens refusent-ils de tomber dans le piège de Poutine ?

© European Commission / Pool / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP

La Bulgarie et la Pologne sont désormais approvisionnées en gaz par leurs voisins de l'Union européenne, après que le principal fournisseur de gaz russe Gazprom leur ait suspendu leurs livraisons. Les ministres européens chargés de l'énergie se réuniront donc lundi prochain en "session extraordinaire" pour discuter d'une réponse coordonnée. Dans les faits, certains pays européens continuent de s'approvisionner en gaz russe en payant indirectement en roubles, via notamment la Gazprombank.

Ce qui ne plaît pas du tout à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Des pratiques qu'elle considère comme des "violations des sanctions".

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Cohérence et fermeté face à la Russie

Le sujet est très politique, car l'Union européenne veut afficher à la fois sa cohérence et sa fermeté face à la Russie . Une unité qui ne tolère donc aucune exception. C'est aussi un défi de plus, puisque se priver entièrement du gaz russe a un coût pour la plupart des pays européens. Rien que pour la France, pourtant dépendante à seulement 17%, le coût se situerait entre 70 et 150 euros par foyer.

Vers un "quoi qu'il en coûte européen" ?

Une question de politique intérieure également. Il serait compliqué pour Emmanuel Macron , qui a mis en place des chèques pour pallier la hausse du coût de l'énergie, d'annoncer une hausse du prix du gaz aux Français, en raison de la guerre en Ukraine. C'est pour cela qu'aujourd'hui plusieurs pays d...


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