Guerre d'Algérie : pourquoi, malgré la décision de Macron, des archives ne sont toujours pas déclassifiées

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C'est un "geste pour réconcilier les mémoires" qu'a voulu faire Emmanuel Macron mardi en annonçant, dans un communiqué, un meilleur accès aux archives classifiées datant de plus de 50 ans, et donc celles en lien avec la guerre d'Algérie. Dès mercredi, les chercheurs et familles de victimes pourront demander la déclassification d'archives "secret défense" par cartons entiers, et non plus feuille par feuille comme cela était le cas. Une décision qui fait suite au rapport de Benjamin Stora, rendu en janvier, et qui a été prise en parallèle de la reconnaissance de la responsabilité française dans l'assassinat de l'avocat indépendantiste algérien Ali Boumendjel en 1957.

Concrètement, qu'est-ce que ça change pour les historiens? "Cette décision, technique, va nous faire gagner du temps, explique au JDD l'historien Gilles Morin, qui préside l'Association des usagers du service public des archives nationales. Mais ça ne résout pas du tout le problème des archives classifiées, lequel est simple : l'administration peut très bien retirer des documents des cartons avant que ceux-ci ne soient déclassifiés. De fait, une censure s'exerce."

Un imbroglio juridique

Au-delà des débats autour de la guerre d'Algérie, l'affaire tient d'abord du casse-tête juridique. En 2008, une loi modifiant le code du patrimoine a été votée, instaurant un principe général a priori simple : toute archive "secret défense" doit être déclassifiée au bout de 50 ans.

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