Guerre au Yémen: une plainte contre trois entreprises françaises d'armement

C'est au nom des civils tués dans le conflit au Yémen qu'une plainte a été déposée ce jeudi matin 2 juin à Paris par plusieurs ONG Sherpa, Mwatana for Human Rights et ECCHR, une première. La plainte vise trois entreprises d'armement françaises pour présumées « complicité de crimes de guerre » et « complicité de crimes contre l'humanité ».

« Il faut briser la chaîne de l'impunité », explique Abdul Rasheed Al Faqih de l'organisation de défense des Droits humains yéménite Mwatana. L'homme explique que son ONG a documenté un millier de raids aériens menés par la coalition qui soutient le pouvoir yéménite face aux rebelles. Des attaques ayant coûté la vie à 3 000 civils et fait 4 000 blessés, selon Mwatana. La plainte déposée ce jeudi à Paris vise trois entreprises françaises du secteur de l'armement qui, parmi leurs clients, comptent l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, deux pays en guerre au Yémen.

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Ce que l’on sait aussi, estiment les ONG, c’est que « les frappes aériennes de la coalition, depuis 2015, c’est la cause majeure de décès civils et que pour faire des frappes aériennes, il faut des avions, des bombes et des pods de désignation. Donc, en exportant tous ces matériels à la coalition, ces entreprises ont peut-être facilité la commission de ces crimes de guerre ou potentiels crimes contre l’humanité également, donc ça, ça pourrait se traduire en complicité ».


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