Guerre au Tigré: les belligérants s'accordent sur «une cessation des hostilités»

AFP - PHILL MAGAKOE

Un « accord de paix » pour une « cessation des hostilités » en Éthiopie a été signé ce mercredi à Pretoria en Afrique du Sud, entre le gouvernement fédéral et les autorités du Tigré. Cet accord a été obtenu après une semaine d'âpres négociations sous l'égide de l'Union africaine. Il reste aujourd'hui à le mettre en œuvre.

Un « accord de paix » inattendu a donc été signé dans l'après-midi de ce 2 novembre, à 48 heures de la commémoration des deux ans de guerre dans le Tigré. Une guerre qui continuait sur le terrain jusqu'à ces dernières heures et qu'il va s'agir maintenant d'arrêter. Ce sera le défi des anciens belligérants. « Ce n'est pas la fin du processus de paix, mais son début », a ainsi déclaré le médiateur de l'Union africaine, le Nigérian Olusegun Obansajo.

C'est aussi ce qu'a rappelé le chef de la délégation tigréenne Getachew Reda. « Seule notre détermination collective empêchera les perturbateurs, y compris dans nos propres rangs, de détruire la paix », a-t-il affirmé, dans un discours improvisé plutôt prudent, mais saluant tout de même ses « frères d'Addis-Abeba ». Quant au représentant du gouvernement éthiopien, Redwan Hussein, lisant un texte, il a promis « le respect de la lettre et de l'esprit » de l'accord de paix, tout en demandant du soutien pour reconstruire le pays, étant donné que « le niveau de destruction est massif ».


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