Guerre. En Éthiopie, l’heure de vérité pour Abiy Ahmed

Financial Times (Londres)
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En 2018, l’arrivée au pouvoir du dirigeant issu de l’ethnie majoritaire avait fait espérer la fin des tensions. Avec la guerre déclenchée au Tigré, c’est finalement le contraire qui se produit. Désormais, l’implosion de l’Éthiopie n’est plus à écarter, s’alarme le Financial Times.

Au cours des trois dernières décennies, l’Éthiopie a connu de grands succès économiques dans un contexte politique et ethnique explosif. En 2018, la désignation d’Abiy Ahmed, un homme politique apparemment conciliant, au poste de Premier ministre était censée mettre fin aux tensions qui s’étaient propagées dans les rues et avaient menacé le gouvernement précédent. En réalité, elle a mis le feu aux poudres.

Les frictions entre le gouvernement d’Addis-Abeba et la région instable du Tigré, dans le nord du pays, s’intensifient depuis des mois. M. Abiy a purgé l’ancien régime en écartant de nombreux dirigeants tigréens. Le Front de libération du peuple du Tigré (FLPT), qui a dominé la coalition de quatre partis à la tête du pays pendant vingt-sept ans, a refusé de rejoindre le Parti de la prospérité de M. Abiy, une formation nationale qui devait désamorcer une situation politique minée par les conflits ethniques.

Le gouvernement du Tigré a tenu des élections en septembre dernier en dépit du report des scrutins nationaux à la fin de l’année en raison de la pandémie de Covid-19. M. Abiy, qui accuse aujourd’hui des forces du FLPT d’avoir attaqué une base militaire fédérale dans la région, a envoyé des troupes pour écraser la rébellion.

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