15 ans après sa disparition, ils ont marché pour ne pas oublier Estelle Mouzin

Hendrik Delaire
Guermantes, samedi 13 janvier 2018. Le père d’Estelle Mouzin (au centre) a ouvert la marche silencieuse pour ne pas oublier sa fille disparue le 9 janvier 2003. Plus d’une centaine de personnes ont rallié la place du Temps perdu où la fillette a été aperçue pour la dernière fois et la rue Blanche Hottinger où la famille vivait à l’époque

A l’occasion d’une marche silencieuse en Seine-et-Marne, ce samedi, en la mémoire d’Estelle Mouzin 15 ans après sa disparition, son père a de nouveau pointé les dysfonctionnements des services de l’Etat dans l’enquête.


15 ans après la disparition d’Estelle Mouzin, l’émotion de son père Eric et ses proches est toujours aussi forte au moment de faire vivre sa mémoire. Ce samedi, comme chaque année depuis la disparition de la fillette alors âgée de neuf ans, une marche silencieuse était organisée à Guermantes (Seine-et-Marne) pour ne pas oublier.

Mais cette année la foule était plus nombreuse à venir soutenir le clan Mouzin quelques jours après que le père d’Estelle, Eric Mouzin a annoncé qu’il attaquait l’État en justice pour faute lourde.

Une centaine de personnes a parcouru silencieusement les 300 mètres qui séparent la boulangerie où Estelle a été aperçue pour la dernière fois, de la place où un cerisier a été planté en sa mémoire.

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«Je n’ai pas de grief personnel contre un juge ou un autre mais contre l’institution»

En tête de cortège les proches d’Estelle tiennent une banderole barrée d’un portrait de la fillette et d’un appel à l’aide qu’ils répètent inlassablement depuis 2003 «Aidez nous à retrouver Estelle», avant de respecter une minute de silence seulement troublée par l’air de la chanson «Estelle a disparu» de Charlelie Couture.

Malgré son émotion, Eric Mouzin réitéré sa charge contre l’Etat. «Je n’ai pas de grief personnel contre un juge ou un autre mais contre l’institution, qui a fait preuve de graves dysfonctionnements en ne donnant pas les moyens aux juges d’instruction de faire leur travail», a expliqué Eric Mouzin, qui a de nouveau plaidé pour la création d’un corps de magistrats spécialisés ou encore d’un fichier des enfants disparus.

«L’assignation contre l’Etat sera transmise mardi au tribunal de grande instance de Paris», a confirmé son avocat Me Didier Seban. Avec (...)

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