Guadeloupe: protestations au CHU contre l'obligation vaccinale

Des membres du personnel soignant passent devant la chambre d'une personne malade du Covid-19, dans l'unité de soins intensifs du CHU de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, le 3 septembre 2021 - Carla BERNHARDT © 2019 AFP
Des membres du personnel soignant passent devant la chambre d'une personne malade du Covid-19, dans l'unité de soins intensifs du CHU de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, le 3 septembre 2021 - Carla BERNHARDT © 2019 AFP

Plusieurs centaines de personnes se sont réunies dans les rues de Pointe-à-Pitre samedi pour manifester contre l'obligation vaccinale faite aux soignants, qui ont lancé un appel à la grève, alors que seul entre 25% et 30% du personnel du CHU de Guadeloupe est entièrement vacciné.

"Cette obligation est un scandale", s'est indigné à l'AFP Gaby Clavier, déléguée syndicale UTS UGTG du CHU de Guadeloupe, où un appel de grève a été lancé.

500 selon la police, 1000 selon le syndicat UTS UGTG

Samedi, ils étaient 500 selon la police - 1000 selon le syndicat UTS UGTG - à défiler contre l'obligation vaccinale et le pass sanitaire à l'appel d'une intersyndicale dans les rues pointoises.

"Sur le sujet de la vaccination contre le Covid des professionnels de santé, nous souhaitons que les esprits s'apaisent", ont rétorqué les responsables de l'établissement de l'archipel, alors que le taux de vaccination du personnel soignant se situe entre "25 et 30%".

L'enjeu est maintenant de "faire campagne pour la vaccination" avec la mise en place de centres éphémères, selon le CHU.

Au moins une dose au 15 septembre

Dans un communiqué diffusé samedi soir, Olivier Serva, député (LaREM) de la Guadeloupe, a interpellé le ministre de la Santé Olivier Véran en lui demandant des "éclaircissements concernant l'obligation vaccinale des soignants dans les territoires d'Outre-mer".

Le "26 août 2021, vous avez indiqué (...) que l'obligation vaccinale pour les soignants, serait repoussée à la fin de la quatrième vague", rappelle-t-il, réclamant "des réponses claires".

Le 15 septembre, tous les salariés des hôpitaux et des Ehpad de France pourront être suspendus, sans rémunération, s'ils n'ont pas reçu au moins une dose de vaccin contre le nouveau coronavirus.

Article original publié sur BFMTV.com

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