Guadeloupe: Pourquoi Lecornu ne va pas sur place "dès maintenant"

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Pourquoi Lecornu (ici le 11 août 2020) ne va pas
Pourquoi Lecornu (ici le 11 août 2020) ne va pas

POLITIQUE - Sébastien Lecornu n’a pas envie “d’aller s’agiter devant les caméras.” Invité de la matinale de France 2 ce mardi 23 novembre, le ministre des Outre-mer a expliqué pourquoi il ne se rendait pas en Guadeloupe à l’heure où le territoire est livré à une situation “très explosive”, selon les mots d’Emmanuel Macron.

Une question de sécurité, avant tout, alors qu’un déplacement a été envisagé en fin de semaine dernière “dès vendredi”, avec Gérald Darmanin et Olivier Véran. Avant d’être finalement repoussé.

“Après avoir échangé avec les autorités locales, la préfecture, les forces de police, de gendarmerie, les élus locaux, il est apparu qu’aller sur place dès maintenant présentait une surcharge particulièrement importante pour les forces de l’ordre”, a ainsi avancé Sébastien Lecornu, comme vous pouvez le voir ci-dessous,(à partir de 1′), “je ne veux absolument pas que les forces de l’ordre soient détournées de leurs missions premières que sont la protection des Guadeloupéennes et des Guadeloupéens.”

“De toute façon, on va y aller en Guadeloupe...”

La veille, son cabinet évoquait déjà, au HuffPost, un déplacement qui “aurait été davantage un poids qu’une aide”. “Les formations politiques, les élus locaux, les maires, les parlementaires ne demandent pas un déplacement du ministre dans la minute”, ajoutait Sébastien Lecornu sur France 2.

Une façon de répondre aux critiques -venues de la droite- qui tombent sur le gouvernement pour son prétendu laxisme ou attentisme face à la situation. “De toute façon, on va y aller en Guadeloupe. A chaque fois qu’il y a une crise d’importance en Outre-mer, j’y vais”, a finalement lâché le ministre, sans donner d’horizon précis.

Dans cette île, où un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté (selon l’Insee), les violences ont débuté après plusieurs jours de mobilisation syndicale pour contester l’obligation vaccinale des soignants et des pompiers. Dans ce contexte, Sébastien Lecornu “conteste” une “espèce de politicaillerie spectacle dans lequel il faut aller s’agiter devant les caméras sur place.” Une ligne de conduite qui n’a pas toujours été celle du gouvernement.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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