Guadeloupe : pourquoi la crise sanitaire est avant tout une crise sociale

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Si la tension semble retomber d'un cran en Guadeloupe, des gendarmes et des policiers ont essuyé des tirs à deux reprises lundi soir boulevard Légitimus à Pointe-à-Pitre, entre 21h30 et 22h30, selon les informations d'Europe 1. Heureusement, aucun agent n'a été blessé. Aucune interpellation n'a également été réalisée. C'est la suite de la crise sociale qui perdure sur l'île des Antilles depuis une semaine. Une crise déclenchée par le refus des mesures sanitaires, notamment l'obligation vaccinale par une partie des habitants, des soignants et des pompiers. Mais ces émeutes sont aussi le résultat d'un ras-le-bol des conditions de vie sur place.

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Chômage, prix élevés, conditions sanitaires dégradées

En Guadeloupe, la crise sociale est endémique avec un taux de chômage flirtant avec les 30%, affectant notamment les jeunes, des prix toujours aussi élevés dans la vie quotidienne et des conditions sanitaires dégradées. L'eau fait défaut dans les robinets avec la pollution au chlordécone qui a touché 90% de la population locale. Les algues sargasses souillent également les plages de façon récurrente. Le tout repose sur un tissu économique fragile et une crise identitaire toujours prégnante, provoquant une défiance envers l'autorité. Finalement, le mécontentement lié aux pass sanitaires et à la frilosité quant à la vaccination ont été les détonateurs.

Pour apaiser définitivement la situation, l'exécutif tente de trouver...


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