Guadeloupe: une nuit "nettement plus calme" que les précédentes, 11 nouvelles interpellations

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Rue de Pointe-à-Pitre (Photo d'illustration) - Yannick Mondelo
Rue de Pointe-à-Pitre (Photo d'illustration) - Yannick Mondelo

Opposition aux mesures sanitaires, défiance populaire et crise sociale: la Guadeloupe est actuellement le théâtre d'un vaste mouvement de contestation. La protestation contre l'obligation vaccinale notifiée aux soignants et au-delà au dispositif de lutte anti-Covid-19 forme le noyau des revendications. Cette mobilisation a engendré violences, blocages routiers et incendies sporadiques. Toutefois, la fièvre a semblé baisser au cours des dernières heures d'après le communiqué publié ce lundi après-midi par le ministère des Outre-Mer, qui a souligné que la nuit et le début de journée avaient été "nettement plus calmes que les précédentes".

Le texte fournit de plus le bilan des interpellations opérées en marge de ces manifestations: on relève ainsi 95 arrestations. L'administration annonce, sans davantage de précision à ce stade, qu'un "certain nombre" des protestataires ont été déférés devant la justice. D'après une information livrée par l'AFP dans la matinée, trente personnes, "souvent défavorablement connus" des forces de l'ordre, devaient comparaître au tribunal de Pointe-à-Pitre dans la journée.

2250 policiers et gendarmes

Enfin, l'institution prend soin de rappeler les effectifs policiers déployés sur place après que la Métropole y a dépêché des renforts ce week-end. 2250 policiers et militaires sont désormais présents en Guadeloupe pour assurer le maintien de l'ordre public, auxquels s'ajoutent encore 50 membres du RAID et du GIGN. C'est d'ailleurs cette présence renforcée qui a permis la diminution des heurts, affirme ce lundi la préfecture de Guadeloupe dans un autre communiqué.

"Cette mobilisation a permis d’empêcher, dans les centres-villes et en zone rurale, la majorité des tentatives de regroupement et d’atteinte aux biens", développe ainsi le texte. "Les exactions continuent à cibler des commerces alimentaires et à dégrader les axes de circulation dans le but d’accentuer la dégradation des conditions de vie de la population guadeloupéenne." Le communiqué constate à ce propos des "clous jetés sur la chaussée à l'approche de certains barrages". Onze personnes ont été interpellées au cours de la seule nuit de dimanche à ce lundi.

L'adhésion de la population aux mesures élaborées pour limiter la propagation du Covid-19, à commencer par le vaccin, demeure une gageure pour l'exécutif et les autorités. Au 16 novembre dernier, l'Agence régionale de Santé guadeloupéenne observait que seuls 46,43% des adultes avaient reçu au moins une dose. Concernant les soignants, visés par l'obligation, la couverture vaccinale est en revanche élevée.

Article original publié sur BFMTV.com

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