Guadeloupe: de nombreux barrages routiers contre le passe sanitaire

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Plusieurs incidents ont été signalés au cours de la journée, notamment aux abords du CHU, lors du quatrième jour d'une mobilisation lancée par un collectif d'organisations syndicales et citoyennes.

La Guadeloupe a continué jeudi à voir ses routes, tout comme l'accès au CHU, bloquées par des manifestants lors du quatrième jour d'une mobilisation lancée par un collectif d'organisations syndicales et citoyennes pour protester contre le pass sanitaire et l'obligation vaccinale des soignants contre le Covid-19. Le gouvernement hausse le ton vendredi en annonçant l'envoi de 200 policiers et gendarmes en renfort. Ils seront sur place "dans les prochains jours", ont annoncé dans un communiqué commun les ministres des Outre-mer Sébastien Lecornu et de l'Intérieur Gérald Darmanin, en condamnant "avec la plus grande fermeté les violences qui se sont déroulées ces dernières heures en Guadeloupe".

Vidéo: la Guadeloupe sous couvre-feu

Plusieurs incidents ont été signalés au cours de la journée, notamment aux abords du CHU où, dès 06H00 (11H00 à Paris), un barrage de pneus avait été érigé par des manifestants, "la plupart cagoulés", a constaté une vidéaste de l'AFP.

La barrière a été plusieurs fois démontée par les forces de l'ordre et remontée par les manifestants avant d'être enflammée sur l'un des deux axes. Le feu a ensuite été éteint, la route a été débloquée et la circulation a repris. Cependant, sur le piquet de grève du CHU, les seuls véhicules autorisés à entrer sont les ambulances.

Un pompier, transportant des pneus vers un barrage enflammé, a été interpellé et présenté à un juge avant d'être placé sous contrôle judiciaire, a indiqué à l'AFP le procureur de la République, Patrick Desjardin.

Vendredi, un jeune sera déféré devant le parquet en comparution immédiate pour jets de projectiles et attroupement, a ajouté le procureur qui a précisé qu'un policier avait été blessé durant la journée.

"Cette violence ne peut être(...)


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