Guadeloupe : jusqu'où tolérer ces violences ?

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A l’heure qu’il est, la Guadeloupe est toujours soumise au couvre-feu. Et cette situation risque de durer.
Oui, et de mettre une nouvelle fois à genoux cette île (et probablement aussi, par effet de contagion, la Martinique voisine). Je dis « une nouvelle fois » parce que les Antilles ont déjà subi une terrible crise sociale, il y a une douzaine d’années, avec des blocages du territoire, des barrages et des pillages catastrophiques pour cette économie fragile. La répétition, depuis une semaine, de ces troubles, est d’autant plus préoccupante que la Guadeloupe venait à peine de sortir de l’état d’urgence et d’un couvre-feu sanitaire, imposé sur ce territoire depuis fin juillet dernier, ce qui avait considérablement entravé la vie normale et le tourisme.

Le Porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a déclaré hier au Grand- Rendez-vous Europe 1 que les violences là-bas étaient "intolérables et inacceptables".

Très bien. Mais si les mots ont un sens, ce qui est intolérable et inacceptable ne doit être … ni toléré ni accepté. Or pour l’instant, en dehors de l’arrestation de 38 manifestants violents et de l’envoi de 200 policiers et gendarmes sur l’île, je me demande si l’attitude du gouvernement est à même de donner une consistance à cette déclaration. Car ce qui se passe en Guadeloupe est une véritable provocation. A l’origine, le conflit est lancé par une intersyndicale « contre la Profitation », celle-là même qui avait réussi à bloquer l’île pendant un mois et demi il y a 1...


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