Guadeloupe: pour Darmanin, le rétablissement de l'ordre public est le "préalable à toute discussion"

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Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, à La Chapelle-sur-Erdre, le 28 mai 2021. (PHOTO D'ILLUSTRATION) - LOIC VENANCE © 2019 AFP
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, à La Chapelle-sur-Erdre, le 28 mai 2021. (PHOTO D'ILLUSTRATION) - LOIC VENANCE © 2019 AFP

Le rétablissement de l'ordre public en Guadeloupe, en proie à une contestation sociale liée à l'obligation vaccinale des soignants contre le Covid-19, est le "préalable à toute discussion", a averti ce mardi le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

"La situation est toujours très difficile (...) Ce qui est certain c'est que le rétablissement de l'ordre public est le préalable à toute discussion évidemment", a déclaré le ministre sur France Inter. Il y a eu "plus de 90 interpellations", "plus de 60 gardes à vue" et des comparutions immédiates qui ont eu lieu "dès hier" donc "la réponse de l'État est ferme", a-t-il estimé.

"Si on acceptait la revendication d'une minorité violente et agissante qui consiste à dire 'pas de vaccination en Guadeloupe', on accepterait de facto que la population guadeloupéenne est moins bien protégée contre une maladie que le reste de la population", a ajouté Gérald Darmanin.

Des tirs contre des policiers

Invité sur France 2, le ministre des Outre-mers Sébastien Lecornu, qui ne s'est toujours pas rendu sur place, a déploré ces violences.

"On n'a pas de violence urbaine, au moment où je vous parle, mais malheureusement ces dernières heures, nous avons eu des tirs contre des policiers, notamment à Pointe-à-Pitre", a-t-il déclaré.

Dans cette île où un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté (Insee), les violences ont débuté après plusieurs jours de mobilisation syndicale pour contester l'obligation vaccinale des soignants et des pompiers.

"On est sur des bandes, des voyous"

Pour autant, le ministre a assuré qu'il n'y avait aucun parallèle à faire avec la grève de 2009 qui avait paralysé la Guadeloupe pendant 45 jours. Cela "n'a rien à voir", car à cette époque la grève générale "pass(ait) par des voies syndicales avec des entreprises et des services publics fermés, parce que les gens exerc(aient) leur droit de grève", a-t-il jugé.

Selon Sébastien Lecornu, aujourd'hui, "on n'est pas sur une question sanitaire et sociale, on est sur des bandes, on est sur des voyous, on est sur des personnes qui sont malheureusement déjà défavorablement connues des services de police ou de la justice."

Lundi, le Premier ministre Jean Castex a annoncé la création d'une "instance de dialogue" afin de "convaincre et d'accompagner individuellement, humainement", les professionnels concernés par l'obligation vaccinale, pour tenter de calmer l'embrasement.

Article original publié sur BFMTV.com

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