Guadeloupe : le barrage de «La Boucan» résiste encore et toujours

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La tension ne redescend pas en Guadeloupe. Si les autorités tentent de rétablir la circulation sur l'île, un barrage, celui de "La Boucan", résiste encore. Devant des carcasses de voitures calcinées qui barrent la route et devant des pneus brûlés, les manifestants font la circulation. Pour les automobilistes qui essayeraient de négocier, les contestataires scandent les noms des véhicules autorisés à traverser le barrage : "les ambulanciers, les pompiers, les handicapés", les voitures de ravitaillement.

"Il n'y a pas de cheval de Troie"

À Sainte-Rose dans le nord de l'archipel, certains camions sont fouillés comme l'explique Ludovic Tomasi, le porte-parole du mouvement Moun Gwadloup. "Ce n'est pas un contrôle, c'est juste une vérification pour savoir si ça correspond", précise-t-il. Les manifestants veulent montrer qu’ils sont responsables et ouvrent le passage durant quelques heures pour permettre à ce territoire enclavé de se ravitailler, mais préfèrent rester prudents. "On sait qu'aujourd'hui, on a des forces spéciales qui sont en Guadeloupe. On ne va pas laisser un camion entrer avec 50 membres du GIGN, ce serait un peu bête de notre part, il n'y a pas de cheval de Troie", expose-t-il.

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À 15 heures précise, les manifestants referment le barrage entraînant au milieu de la route les carcasses en métal. Une situation extrême, mais indispensable pour Willy et Hubert. "Nous ne sommes...


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