Le Groupement des entreprises de Madagascar interpelle l'État sur ses impayés

Le 12 avril dernier, le président malgache, Andry Rajoelina, recevait les représentants du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM). Au sommaire des discussions, de nombreuses doléances, des difficultés d’approvisionnement en énergie, en passant par la mobilité sur l’île ou encore les milliards d’ariarys d’arriérés de l’État au sujet de la TVA. Qu’en est-il deux mois après ?

Avec notre correspondante à Madagascar, Sarah Tétaud

Rétablir le dialogue avec l’État après des années post-Covid particulièrement éprouvantes et sans réel contact. Voilà déjà une première avancée dont on se félicite au Groupement des entreprises de Madagascar (GEM). Seulement, sur la table, les dossiers dits « prioritaires » sont encore loin d’avoir abouti. À commencer par le paiement des arriérés de crédit TVA que l’État doit aux entreprises privées, particulièrement envers les exportateurs (les entreprises franches étant les plus touchées par ces retards de remboursements).

Autre dossier éminemment important, indique Tojo Lytah Razafimahefa, président du Conseil d’administration de la Confédération du tourisme de Madagascar et vice-président du GEM, la capacité aérienne nationale qui empêche la mobilité sur l’île, conjuguée à un délabrement avancé du réseau routier. « Ça prend en otage non seulement le secteur tourisme, mais vraiment toute l'économie à Madagascar. On ne peut pas faire face avec seulement deux avions de 70 places. C'est quand même inadmissible qu’un pays de 28 millions d’habitants ne dispose pas d'une flotte aérienne fiable, viable, avec une visibilité au niveau international et qui soit techniquement opérationnelle », dit-il.


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