Le groupe Printemps annonce la fermeture de sept magasins en France

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Victime de la crise du Covid-19, le groupe Printemps va fermer sept magasins en France. L’annonce est tombée mardi 10 novembre. Lors d’un comité social et économique extraordinaire, la direction a indiqué que ces fermetures, qui pourraient s’étaler jusqu’en 2022, représentent la suppression de 450 postes.

Emblème du luxe et de la mode, les grands magasins Printemps accusent depuis plusieurs mois des pertes importantes. Les magasins ont été fragilisés par la succession de crises conjoncturelles comme les attentats, le mouvement des « gilets jaune » ou encore la grève dans les transports parisiens.

Le Printemps, qui propose des cosmétiques et des marques de luxe, est particulièrement sensible à la fréquentation touristique de ses enseignes, notamment celle de son magasin parisien du boulevard Haussmann. Avec la pandémie de coronavirus et ses mesures pour l’endiguer, comme le confinement et l’arrêt des vols internationaux, le groupe a enregistré une forte baisse de sa clientèle étrangère.

Dans la tourmente, le Printemps doit fermer quatre de ses dix-neuf magasins en France. Selon les syndicats, il s’agit de ceux du Havre, de Metz, de Strasbourg, et probablement du magasin parisien situé dans le centre commercial de la place d’Italie. Trois autres magasins de vêtements de sport de l’enseigne Citadium doivent également fermer.

La direction du groupe, détenu par des investisseurs qatariens, a annoncé un plan de sauvegarde de l’emploi : 450 postes sur un total de 3 000 sont menacés, 330 dans les magasins Printemps et 120 chez Citadium. Ces suppressions touchent aussi bien les employés travaillant dans les magasins que ceux du siège social.

Une saignée indispensable, selon la direction qui se dit dans l’obligation de transformer son modèle. Le groupe Printemps compte investir 40 millions d’euros par an durant trois ans, pour notamment développer la vente en ligne.