Le groupe LVMH rachète le nom de la commune de Vendôme, dans le Loir-et-Cher

Sandrine Etoa-Andegue
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La commune de Vendôme vaut-elle 10 000 euros ? C'est en tout cas la somme que le groupe LVMH a payé à cette commune du Loir-et-Cher contre la cession exclusive de son nom pour pour les produits de joaillerie et bijouterie de sa filiale Louis Vuitton. Depuis, l'accord suscite des remous dans la ville.

Pour le maire, Laurent Briard, c'est une fausse polémique. "On n'a pas vendu le nom Vendôme. Ce serait un raccourci absolument dramatique et surtout absolument faux", assure-t-il. Il explique que, selon les termes du contrat, la cession du nom Vendôme ne concerne que la création de bijoux, d'articles de joaillerie ou d'horlogerie et respecte les droits de la propriété intellectuelle.

"C'est la possibilité pour Vuitton d'utiliser en exclusivité le mot Vendôme sur des bijoux qui seraient demain vendus par le groupe"

Laurent Briard, maire de Vendôme

à franceinfo

L'élu souligne également les bénéfices que la commune tire de la présence de Louis Vuitton, filiale de LVMH, à Vendôme. Le groupe a rénové un bâtiment historique en décrépitude et y a installé un atelier de maroquinerie. Un second verra le jour cette année. "C'est une restauration pour plus de 15 millions d'euros d'un bâtiment que la commune n'aurait pas pu faire, argumente-t-il. C'est un lieu de production avec 180 emplois à terme. Et puis, un autre atelier, aux portes de la ville qui accueillera à terme 300 à 350 emplois", assure Laurent Briard.

L'opposition estime que la commune a été bradée

Les termes du contrat ont été (...)

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