Messages racistes de policiers sur Facebook : un nouveau groupe fait surface

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Dans ce groupe, des milliers de policiers s'échangent des messages racistes (illustration Getty Images)
Dans ce groupe, des milliers de policiers s'échangent des messages racistes (illustration Getty Images)

C’est le deuxième groupe révélé en quelques jours. Sur “FDO 22 unis”, une avalanche de messages racistes et sexistes s’échangent encore.

Jeudi dernier, Streetpress révélait l’existence d’un groupe Facebook intitulé “TN Rabiot Police Officiel”. Dans ce groupe privé, plusieurs milliers de personnes, essentiellement des fonctionnaires de police ou de gendarmerie, échangeaient des messages douteux, entre blagues de mauvais goût et propos racistes ou sexistes, principalement.

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“Une merde en moins”, après la mort de Guy Bedos

Ce lundi, c’est un nouveau groupe qui est mis au jour par Streetpress. Cette fois, c’est un fonctionnaire de police écoeuré par la mentalité vérolant son corps de métier qui a transmis l’info au journal en ligne. Le groupe s’appelle “FDO 22 unis” et il est caché en plus d’être privé : il faut être invité par un membre du groupe pour y avoir accès. Il compte plus de 9 000 membres, Et un paquet de messages racistes. Florilège, à propos de l’affaire Gabriel, cet adolescent tabassé lors de son interpellation : “Bah voilà, il va rentrer dans le droit chemin. Car comme on dit, gentil n’a qu’un oeil” ; “Fallait lui empéguer les deux yeux, ça aurait fait un antivol” ; “Bien fait pour sa sale gueule ! #Jesuistrottoir” ; “Encore une bavure (des parents pour avoir chié ce connard)”...

Autre exemple récent, qui montre que les messages ne s’arrêtent pas aux “affaires”, ni aux vivants : les commentaires suite à la mort de Guy Bedos. L’humoriste, jamais tendre avec la police, a le droit à des hommages bien particuliers : “une merde en moins” ; “je suppose que sa maison sera grande ouverte aux migrants maintenant, en grand humaniste qu’il était. ;)” ; “moi ça me réjouit (son décès, ndlr), désolé je ne peux pas m’en empêcher...”.

Alors que les rapports entre police et population - tant dans les quartiers difficiles que dans les mouvements de contestations - sont de plus en plus tendus, voilà un nouvel épisode qui ne va rien apaiser.

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