Le groupe Extinction Rébellion investit les rues de Paris pour dénoncer l’urgence climatique

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Près d’un millier de militants écologistes du mouvement Extinction Rébellion, habitués des actions coup de poing, ont investi une partie des Grands Boulevards, dans le centre de Paris, depuis samedi. Ils ont bloqué la circulation et organisé des sit-in pour dénoncer l’inaction des dirigeants face au changement climatique. C’est la plus grosse mobilisation du groupe en France, depuis l’occupation du quartier du Châtelet à Paris en 2019. Une opération baptisée « l’inévitable rébellion ».

Sur les grands boulevards, les voitures ont dû faire place aux militants d’Extinction Rébellion. Les activistes se sont d’abord attachés à des blocs de béton ou suspendus à une structure de bois pour ne pas être délogés par la police.

Pour Louise, 26 ans, cette action de désobéissance civile est une manière d’interpeller les dirigeants: « Ce blocage est fait pour dire au gouvernement futur que l’écologie doit être un sujet central de la politique et remettre l’écologie au centre du débat actuel », explique t-elle au micro de Jeanne Richard.

Désormais, un petit campement est installé. Des jeunes paressent au soleil entre les tentes et les bottes de foin ou participent à des groupes de paroles. L’ambiance est bonne enfant.

Miser sur une « nouvelle forme de protestation »

« Ça doit passer par un soulèvement des gens, il faut se bouger, il faut que l’on sorte dans les rues, qu’on bloque, qu’on fasse de la désobéissance civile, non violente, explique ce militant de 20 ans qui rêve d’un monde nouveau. Mais on a besoin de quelque chose de nouveau, une nouvelle forme de protestation et que ça ne soit pas juste dans l’espace politique. On a besoin de plus. »

Sous les drapeaux multicolores et une banderole « Ce monde se meurt, construisons le prochain», un retraité habitant du quartier est venu se renseigner: «J’ai discuté avec des militants sur l’écologie, on ne peut plus faire marche arrière maintenant, car on est une société de consommation. Si on supprime les voitures et les avions, il y a 20 millions de chômeurs, donc qu’est-ce que vous voulez faire ? »

Le blocage du quartier doit se prolonger au moins jusqu’à ce lundi soir.

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