Des zones d’ombre après la revendication de l’EI d’attaques dans l'est de la RDC

Le groupe État islamique a revendiqué une nouvelle attaque jeudi 23 mai dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) via son canal officiel. La réalité de la présence de l'EI dans cette zone n'a pas encore été établie. Généralement, les attaques de ce genre dans le territoire de Beni sont attribuées aux présumés rebelles ADF.Selon l’AFP, qui se réfère à une traduction par le SITE Intelligence Group, le dernier communiqué de l'organisation État islamique mentionne une attaque à « Chianchiani », en précisant que « les soldats du Califat ont donné l'assaut à des baraquements de l'armée congolaise, ce qui a conduit à en tuer et à en blesser plusieurs, tandis que d'autres ont fui ».Selon la société civile, une incursion a bien eu lieu jeudi dans la localité de Samboko-Tchanitchani où un centre de santé a été incendié et pillé, des maisons dévalisées et entre 10 et 30 personnes emportées. Mais impossible aujourd'hui de savoir qui en sont vraiment les auteurs.La première revendication de l’EI dans la zone, le 16 avril dernier, avait laissé l’ONU prudente sur la réalité d’un lien entre cette organisation et le mouvement de présumés rebelles ADF, même si elle disait prendre ces communiqués « au sérieux ».Plusieurs spécialistes de l’État islamique rappellent qu’en août dernier, Al-Baghadi, le chef de l’EI, avait pour la première fois mentionné dans un discours audio une présence nouvelle en « Afrique centrale ».Depuis le 16 avril, toujours via son canal officiel, l’EI a diffusé plusieurs communiqués concernant des attaques dans le territoire de Beni, et notamment le 5 mai dernier, des photos d’armes présentées comme des « butins » de guerre qui auraient été saisis dans cette zone.

Le groupe État islamique a revendiqué une nouvelle attaque jeudi 23 mai dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) via son canal officiel. La réalité de la présence de l'EI dans cette zone n'a pas encore été établie. Généralement, les attaques de ce genre dans le territoire de Beni sont attribuées aux présumés rebelles ADF.

Selon l’AFP, qui se réfère à une traduction par le SITE Intelligence Group, le dernier communiqué de l'organisation État islamique mentionne une attaque à « Chianchiani », en précisant que « les soldats du Califat ont donné l'assaut à des baraquements de l'armée congolaise, ce qui a conduit à en tuer et à en blesser plusieurs, tandis que d'autres ont fui ».

Selon la société civile, une incursion a bien eu lieu jeudi dans la localité de Samboko-Tchanitchani où un centre de santé a été incendié et pillé, des maisons dévalisées et entre 10 et 30 personnes emportées. Mais impossible aujourd'hui de savoir qui en sont vraiment les auteurs.

La première revendication de l’EI dans la zone, le 16 avril dernier, avait laissé l’ONU prudente sur la réalité d’un lien entre cette organisation et le mouvement de présumés rebelles ADF, même si elle disait prendre ces communiqués « au sérieux ».

Plusieurs spécialistes de l’État islamique rappellent qu’en août dernier, Al-Baghadi, le chef de l’EI, avait pour la première fois mentionné dans un discours audio une présence nouvelle en « Afrique centrale ».

Depuis le 16 avril, toujours via son canal officiel, l’EI a diffusé plusieurs communiqués concernant des attaques dans le territoire de Beni, et notamment le 5 mai dernier, des photos d’armes présentées comme des « butins » de guerre qui auraient été saisis dans cette zone.