Le groupe d'extrême droite des Patriotes devient la troisième force au Parlement européen

Le groupe d'extrême droite des Patriotes devient la troisième force au Parlement européen

La nouvelle alliance d'extrême droite européenne, lancée la semaine dernière, a succédé à l'ancien groupe d'extrême droite au Parlement européen, Identité et Démocratie (ID), qui a été dissous.

Les "Patriotes pour l'Europe" ont rapidement pris de l'ampleur, de nombreux partis ayant annoncé la semaine dernière qu'ils rejoindraient le projet. Ce lundi matin, le Rassemblement national (RN) français et la Ligue italienne, deux anciens partis clés d'ID qui n'avaient pas encore rejoint le groupe, ont constitué des ajouts significatifs.

Alors que la Ligue était dominante au sein d'ID lors de la précédente mandature, la délégation la plus importante au sein des Patriotes sera le RN de Marine Le Pen, avec trente eurodéputés. Ils sont suivis par le Fidesz de Viktor Orbán avec dix députés, la Ligue de Matteo Salvini avec huit, et l'ANO d'Andrej Babiš avec sept.

Les autres délégations nationales comprennent le Parti de la liberté (FPÖ) autrichien, le parti d'extrême droite espagnol Vox et le parti nationaliste néerlandais PVV, qui comptent chacun six eurodéputés. Le groupe comprend également trois eurodéputés du Vlaams Belang (extrême droite flamande) en Belgique, deux du parti Chega au Portugal et un du Parti populaire danois, soit un total de 84 députés.

Jordan Bardella, dirigeant du RN, a été nommé président du groupe.

Bien que le groupe des Patriotes ne soit que légèrement plus important que l'ancien groupe ID, qui comptait 73 députés lors de sa formation en 2019, sa présence au Parlement est plus prononcée en raison de la réduction du nombre total de députés, qui est passé de 751 à 720.

Avec 84 eurodéputés, les Patriotes pour l'Europe ont dépassé à la fois les Conservateurs et réformistes européens (ECR), qui comptent 78 eurodéputés, et les libéraux de Renew Europe, avec 76 eurodéputés, réalisant ainsi l'objectif initial de Viktor Orbán de devenir la troisième force au Parlement européen.