Le groupe d'Ehpad Orpea dépose plainte pour abus de biens sociaux

Le logo d'une maison de retraite du groupe Orpea à Nantes, le 10 février 2022
 - LOIC VENANCE © 2019 AFP
Le logo d'une maison de retraite du groupe Orpea à Nantes, le 10 février 2022 - LOIC VENANCE © 2019 AFP

Le groupe privé d'Ehpad Orpea a déposé plainte récemment contre X pour abus de biens sociaux, a indiqué mardi le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine), sollicité par l'AFP.

Cette "plainte contre personnes non dénommées" porte sur "des faits et des opérations passés - sans aucun lien avec les conditions d'accueil et de soins des résidents - susceptibles de poser question au regard de l'intérêt social d'Orpea et découverts à la suite d'investigations internes", avait expliqué le groupe le 2 mai dans un communiqué consacré à la nomination d'un nouveau directeur général.

"Plusieurs personnes ont d'ores et déjà quitté l'entreprise, les investigations se poursuivent et pourront déboucher le cas échéant sur de nouveaux départs", avait ajouté Orpea.

Les faits seraient relatifs à "des partenariats capitalistiques ou des opérations économiques", a-t-on précisé de source proche de la direction.

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Des "dysfonctionnements graves" dans la gestion des Ehpad du groupe

Sous le feu des critiques depuis la publication fin janvier du livre-enquête du journaliste indépendant Victor Castanet "Les Fossoyeurs", le groupe privé d'Ehpad fait l'objet d'une enquête ouverte à Nanterre fin avril, sur des soupçons de maltraitance institutionnelle ou d'infractions financières.

Elle a été ouverte après un signalement du gouvernement adressé le 28 mars au parquet. Une enquête administrative diligentée par l'Etat avait en effet révélé des "dysfonctionnements graves" dans la gestion des établissements.

Elle a été jointe à des investigations, déjà en cours depuis février, pour "faux et usage de faux et infraction à la législation sur le travail en recourant abusivement à des contrats à durée déterminée".

Ces investigations portent également sur une bonne "partie des plaintes" déposées début avril 2022 par une avocate du barreau de Paris, Me Sarah Saldmann, le reste étant encore "à l'étude".

Article original publié sur BFMTV.com

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