Grossophobie : "J'ai toute une génération derrière moi qui ne se sent pas représentée", dit Melha Bedia

Brut.

Si Melha Bedia affirme avoir toujours assumé et accepté son surpoids, elle confie néanmoins ne pas toujours s'être sentie à sa place. Un sentiment principalement lié à la société qui induit des codes auxquels elle ne répond pas nécessairement. "C'est beaucoup la société et mon entourage qui me disaient 'T'es sûre que ça va avec tes 106 kg, là ?'", raconte-t-elle.

Melha Bedia a pris conscience de sa "différence" très jeune. "J'étais timide, j'étais plus grosse que les autres, j'étais une boulotte, j'avais des lunettes", confie-t-elle. La jeune femme a alors choisi de se construire un personnage. "Je me suis dit : 'Bon, Melha, on va analyser cette situation, c'est pas grave. Tu vas t'auto-vanner avant qu'on te fasse des vannes'". Très vite, cette technique d'auto-défense va faire naître chez elle sa passion pour l'humour.

La presse féminine, je lui en veux énormément.

Melha Bedia

à Brut.

Malgré sa notoriété, Melha Bedia est, aujourd'hui encore, confrontée aux remarques et à ce sentiment de différence. Selon elle, cela est en partie provoqué par les diktats de beauté répandus par la presse féminine. "Elle me fait me sentir moche, inadaptée à la société. C'est ce que la société te renvoie au quotidien", pointe-t-elle. Aussi, Melha Bedia est consciente que cela est davantage (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi