Grossesse: qu’est-ce que l’incompatibilité rhésus?

Brunet, Margot
Quand une femme rhésus négatif a développé des anticorps «anti-rhésus» lors d’un premier accouchement, il y a un risque d’incompatibilité rhésus lors des grossesses suivantes. / 215309123/gamelover - stock.adobe.com

L’incompatibilité entre les groupes sanguins rhésus de la mère et de son bébé peut potentiellement mener à de lourdes complications. Aujourd’hui, grâce à une simple injection, ce n’est plus un problème.

Positif ou négatif? Dès le début de la grossesse, des analyses de sang sont réalisées pour connaître le groupe sanguin de la mère, du père, mais aussi du fœtus. Un élément crucial car il arrive que celui-ci ne soit pas compatible avec celui de la mère, ce qui peut mettre ce dernier en danger: on parle alors d’incompatibilité rhésus.

Fort heureusement, ce risque est aujourd’hui très rare en France, grâce à une injection préventive. «Les complications liées aux différences de groupe sanguin ne doivent aujourd’hui plus exister», confirme Anne-Marie Curat, présidente du Conseil national de l’Ordre des sages-femmes. De quoi s’agit-il? Pourquoi toutes les femmes n’ont pas besoin de cette injection? Le Figaro fait le point.

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Seules les mères rhésus négatif sont concernées

Nos groupes sanguins sont déterminés par des molécules présentes à la surface des cellules sanguines. Si une personne a des globules rouges comportant à leur surface l’une de ces molécules, l’antigène D, son groupe sanguin est positif. Sinon, il est négatif, comme c’est le cas d’environ 15% de la population. Seules les femmes de groupe sanguin négatif (A-, B-, AB-, O-) peuvent être touchées par un problème d’incompatibilité rhésus.

Si sa mère est rhésus négatif et son père rhésus positif, un enfant a une chance sur deux d’être rhésus positif. «Si leurs sangs se rencontrent, il est possible que la mère fabrique des anticorps anti-rhésus», explique Anne-Marie Curat. «Ces derniers vont s’attaquer aux cellules sanguines du fœtus, ce qui peut entraîner sa mort», poursuit la spécialiste.

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Pas de risque pendant la première grossesse

Mais il n’y a pas de risque pour le bébé pendant la première (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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