Gros et liquide, le noyau de la planète Mars se dévoile grâce à la mission InSight

·2 min de lecture

Grâce au sismomètre SEIS développé en grande partie par des chercheurs français, le noyau de la planète Rouge divulgue une partie de ses secrets. Ces informations permettent de mieux comprendre comment notre voisine s’est formée et aurait perdu par la suite son champ magnétique protecteur.

"Les objectifs principaux de la mission ont été atteints", s’est félicité Philippe Lognonné, géophysicien à l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP) et responsable scientifique du sismomètre martien (Seismic Experiment for Interior Structures), lors d’une conférence de presse organisée le 21 juillet 2021 à l’IPGP. Embarqué et déposé à la surface de Mars en décembre 2018 par l’atterrisseur de la Nasa InSight (Interior Exploration using Seismic Investigations, Geodesy and Heat Transport), le sismomètre dont Philippe Lognonné révèle, pour la première fois, la structure interne de la planète Rouge. L’épaisseur et les subdivisions de la croûte en particulier, mais aussi , le flux de chaleur qui s’échappe du cœur de la planète ainsi que la taille du noyau, résultats issus de deux années de mesures et d’analyses détaillées dans plusieurs publications de la revue Science en date du 23 juillet 2021. Or parmi cette moisson de résultats, "c’est la taille du noyau martien – bien plus gros que ce à quoi on s’attendait ! – qui constitue la plus grosse surprise", signale Philippe Lognonné.

Une échographie des entrailles de Mars

On connaissait très peu de choses, jusqu’à présent, sur les entrailles de Mars. Les estimations concernant le rayon du noyau était comprise entre 1.600 et 1.900 kilomètres, soit une palette particulièrement large. Les planétologues conjecturaient sur sa composition et se demandaient s’il était encore liquide et s’il était constitué, comme la Terre, d’une graine solide entourée d’une enveloppe liquide. L’analyse des ondes sismiques enregistrées pendant une année martienne (soit environ deux années terrestres) a permis de répondre à la plupart de ces interrogations. "C’est un peu le même principe qu’une échographie, explique Raphaël Garcia, professeur à l’Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace (ISAE-SUPAERO) de Toulouse et co-investigateur de la mission InSight. Certaines ondes sismiques sont réfléchies à la surface du noyau, à l’interf[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles