Le gros astéroïde Apophis, qui frôlera la Terre en 2029, a sa trajectoire modifiée

Xavier Demeersman, Journaliste
·2 min de lecture

Depuis que les astronomes ont découvert, en 2004, qu’Apophis — (99942) Apophis — est un astéroïde potentiellement dangereux qui devrait frôler la Terre de très près en 2029, 2036, 2068, 2085, 2088 selon leurs calculs, le corps céleste d’environ 340 mètres de diamètre est devenu célèbre dans le monde entier. Pour son passage à quelque 31.860 kilomètres au-dessus de nos têtes, le vendredi 13 avril 2029 (la date n’est sans doute pas étrangère à sa renommée !) — nous pourrons voir traverser le ciel à l’œil nu —, les chercheurs certifient qu’il n’y a quasiment aucun risque d’impact avec la Terre. Tant mieux car s’il fonçait droit sur nous, il commettrait des dommages importants à une échelle régionale. Mais, encore une fois, les experts de la Nasa ne redoutent pas de collision, ni en 2029, ni en 2036, ni en 2068.

Quoique… pour cette dernière date, il va falloir revoir les prédictions.

illustration de l'astéroïde Apophis. © ESA
illustration de l'astéroïde Apophis. © ESA

Apophis « s'éloigne d'une orbite purement gravitationnelle »

Lors du meeting Division for Planetary Sciences de l’AAS (American Astronomical Society) qui vient de se tenir virtuellement avec la communauté de chercheurs, Davide Farnocchia, du JPL de la Nasa, a présenté ses derniers calculs de la trajectoire d’Apophis, lesquels tiennent compte de la récente découverte d’un léger effet d’accélération de Yarkovsky observé par des collègues à l’observatoire japonais Subaru, à Hawaï. Cet effet lié à la radiation thermique est très faible et presque imperceptible, mais tout de même suffisant pour obliger les scientifiques à revoir leurs copies.

« Les nouvelles observations […] montrent que l'astéroïde s'éloigne d'une orbite purement gravitationnelle d'environ 170 mètres par an, ce qui est assez pour maintenir le scénario d'impact de 2068 probable » a déclaré Dave Tholen, de l’IfA (Institute for Astronomy) à l’université d’Hawaï, qui a conduit les observations.

Rien se sert de paniquer néanmoins, car les calculs doivent être réévalués à l’aune des...

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