Groenland : le réchauffement climatique libère du mercure toxique dans les rivières

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L’inlandsis du Groenland est la deuxième plus grande masse de glace après l’Antarctique. Une étude menée par Jon Hawkings et son équipe au sud-ouest de la calotte glaciaire révèle que les rivières et les fjords issus des eaux de fonte du glacier présentent des concentrations record en mercure, environ dix fois plus élevées que la normale. La quantité est similaire à celle des rivières les plus polluées au monde, sauf qu’au Groenland, il serait surtout d’origine naturelle. En effet, le mercure peut provenir d'émissions volcaniques ou se trouver naturellement dans certaines roches, et les résultats suggèrent la présence d’une source géologique de mercure au fond de la calotte glaciaire.

La fonte des glaces entraîne une contamination des eaux en mercure. © Pixabay
La fonte des glaces entraîne une contamination des eaux en mercure. © Pixabay

Pourquoi doit-on s'inquiéter ?

Comme c'est un élément toxique, la concentration importante en mercure présente un danger pour les écosystèmes, mais aussi pour les communautés humaines indigènes qui reposent sur les ressources marines pour se nourrir. De plus, la pêche, notamment du flétan et de la morue, est l’industrie primaire du Groenland, et la contamination des eaux pourrait entraîner un problème mondial dû, entre autres, à la consommation de fruits de mer. Une surexposition au mercure a des implications majeures sur l'environnement et la santé humaine avec un coût socio-économique estimé à plus de cinq milliards de dollars par an.

Ces dernières années, la contamination au mercure s'est aggravée à cause de la pollution humaine. La fonte des glaces augmentera ses quantités en aval du glacier, d'autant plus que les circulations atmosphériques ont tendance à entraîner le mercure vers des latitudes nordiques. Il est urgent de trouver une stratégie pour gérer ce risque d'exposition au mercure.

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