Sophie Fontanel : le gris lui sourit

La chroniqueuse mode de «l’Obs» a arrêté de se teindre les cheveux et s’apprécie en reine des neiges d’antan.

Phénomène planétaire, le going grey se répand comme une traînée de poudre et fait couler, à défaut de teinture, beaucoup d’encre. Impossible de faire «blande» à part, pour utiliser le néologisme, hybride de blond et de blanc. Démêlons. Il y a les néoféministes décidées à revendiquer l’égalité en matière de pilosité, aisselles velues et gambettes pas nettes. Les hypocondriaques qui s’évitent l’ammoniac et ses succédanés. Les modeuses, pour lesquelles l’immaculé est une lumineuse conception. Les de guerre lasse, que la récurrence des séances épuise. Les pragmatiques, effrayées par les tarifs des coupe-tifs. Et puis les seniors, que le débat laisse de marbre. Sans oublier les jaunissantes qui se préfèrent parfaitement grises et se retrouvent à repiquer aux produits développés pour unifier tout ça. Ex-chroniqueuse au magazine Elle, aujourd’hui collaboratrice à l’Obs et redoutable renifleuse de tendances, Sophie Fontanel vient de romancer sa métamorphose capillaire dans un livre intitulé Une apparition.

A l’adolescence, une mèche blanche surgit dans sa toison. Sans a priori, la brunette n’en conçoit aucune gêne jusqu’à ce qu’une bonne âme lui conseille d’aller se faire teindre. Ajoutant que le geste va la rajeunir de dix ans. Des années de teinture plus tard, la vision d’une femme époustouflante, chevelure nacrée, la décide à se laisser blanchir. Le déclic. Il faut dire qu’elle vient de se prendre une claque professionnelle et qu’elle se tire de Elle. Libérée de la coloration, Fontanel apparaît enfin. On lui a toujours seriné qu’elle était intelligente, mais la beauté est l’apanage de son frère, Marc, de dix ans son aîné. Blande, elle se découvre belle. Même si elle modère avec humour : «Je ne prétends pas qu’en me regardant, on ait encore plus envie de vivre…»

Parisienne de naissance, elle vit près des Tuileries, dans un appartement sans esbroufe, 50 - 60 mètres (...)

Lire la suite sur Liberation.fr

Scholastique Mukasonga et le «cœur battant» de l’Afrique
Classement datalib des meilleures ventes de livres (semaine du 01 au 07/09/2017)
Doubs festival
Prix de rentrée
Rendez-vous

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles